Jérémy Ferrari est de retour sur scène avec son deuxième one-man-show, « Vends 2 pièces à Beyrouth », un spectacle sur fond d’humour noir et de cynisme, les spécialités de l’humoriste,  mais surtout qui fait réfléchir.

Derrière « Vends 2 pièces à Beyrouth », titre intriguant et provocateur se cache en réalité un spectacle qui n’a pas grand-chose à voir avec son intitulé, si ce n’est son aspect provoc’. Car oui, Jérémy Ferrari n’a rien perdu de son côté provoc’, bien au contraire.

Après des bruits de bombardement, il commence son spectacle par un sketch sur les attentats du 13 novembre. Un sujet qui peut paraître dérangeant, mais le public rit aux éclats. Heureusement, car le terrorisme sera le thème majeur du spectacle qui évoque notamment les vidéos très « swagg » de Daech pour recruter de nouveaux membres, ou encore le bureau d’emploi de Daech dont l’assistant, gaffeur, se prénomme Jawad !

Jérémy Ferrari a toujours osé dans ses spectacles, il ne s’interdit rien. Pour preuve, il se moque de nos institutions : policiers à cheval ou à rollers, armée dont seulement 50 chars sont opérationnels sur 400 ou encore les militaires qui se promènent avec des fusils pas chargés !

Dans son spectacle, Jérémy Ferrari se retrouve au « royaume des enculés » où il croise tour à tour BHL, Bachar el-Assad, Sarkozy, Hitler et dieu. Même si la religion est moins présente dans « Vends 2 pièces à Beyrouth » que dans son premier spectacle, « Hallelujah Bordel », elle reste néanmoins présente en toile de fond : « 72 vierges, mais pourquoi ? Donnez-moi des cochonnes qui sont mûres ! »

L’humoriste reconnait avoir étudié lé géopolitique et l’histoire pendant deux ans pour nourrir son spectacle. Le résultat est bluffant. De cet enseignement il tire la conclusion suivante : « Les dirigeants décident et nous on crève. »

A la fin de son spectacle, Jérémy Ferrari se détache du terrorisme pour mieux tacler les ONG qui trainent quelques casseroles derrière elles. Il a le mérite de prouver tout ce qu’il avance : toute la documentation utilisée pour écrire son spectacle est en libre téléchargement sur son site.

Avec « Vends 2 pièces à Beyrouth » l’humoriste ardennais livre un spectacle avec bien plus de mise en scène, de lumière et de musique que dans le précédent. Mais surtout un spectacle qui force à la réflexion : en sortant, on ne verra plus le monde comme avant.

Après 8 dates au Trianon de Paris complètes, Jérémy Ferrari est en tournée avec « Vends 2 pièces à Beyrouth » jusqu’au 21 avril 2017, date à laquelle il jouera à Toulouse. Il sera les 27 et 28/02 à Saint-Etienne, le 2/03 au Mans, le 4/03 à Limoges, le 16/03 à Saint-Quentin, le 22/03 à Belfort, le 4/04 à Thionville, le 16/04 à Dunkerque, le 28/04 à Troyes, le 18/05 à Clermont-Ferrand, le 28/05 à Nice… Il fera son retour à Paris à L’Olympia du 3 au 10 juin puis aux Folies Bergères du 19 au 27 janvier 2017.