Depuis quelques jours la fiction interactive « Wei or die » est disponible gratuitement sur le web. Ce film réalisé par Simon Bouisson plonge le spectateur dans l’enfer d’un week-end d’intégration d’une école de commerce. Une fiction à ne pas mettre entre toutes les mains.

« Wei or die » commence par la fin : un évènement tragique, un décès, met fin à ce week-end d’intégration au cours duquel les étudiants de deuxième année en école de commerce intégraient mais surtout bizutaient les élèves de première année. Ce drame met fin à la soirée. La police arrive et va devoir mener l’enquête. Elle confisque tous les objets permettant de filmer pour reconstituer le déroulement de la soirée.

Le week-end d'intégration dans Wei or Die

Dès lors, le spectateur va réaliser son propre film puisque grâce à une realtimeline il va pouvoir prendre connaissance tout ce qui s’est passé dans la journée et la soirée en choisissant les caméras (téléphone, caméscope ou vidéo surveillance) qu’il souhaite afin d’opter pour différents points de vue. Grâce à cet outil, le spectateur devient aussi acteur puisque c’est lui qui choisit au travers quel personnage il vit le bizutage. Il peut bien évidemment changer de caméra, et donc de point de vue, à tout moment.

Certaines images sont très choquantes, le film ne convient pas à tous les publics. En effet, certains élèves subissent de réelles humiliations. Pour écrire ce film, coproduit par France Télévision Nouvelles Écritures, Cinétévé et Résistance Films, Simon Bouisson et Olivier Demangel se sont nourris de témoignages d’étudiants en école de commerce. N’ayant pu assister à un week-end d’intégration, ils ont regardé de nombreuses vidéos sur Youtube. Le film intègre des scènes directement inspirées de faits divers tristement célèbres, comme le fait de graver des inscriptions dans le dos du bizu avec une capsule de bière ou de jeter un étudiant attaché entre deux matelas par la fenêtre.

Scène avec un cochon dans "Wei or die"

« Wei or die » est un travail de longue haleine, qui a pris 3 ans à son créateur et 11 jours de tournage à huis clos. De l’aveu de Simon Bouisson, 10 caméras ont été nécessaires car chaque caméra ne filmait pas tout à chaque plan. Une telle œuvre nécessitait que tout soit écrit et scripté à la seconde près.

L’expérience dure 45 minutes, mais si l’internaute choisit de regarder toutes les séquences filmées, il en aura pour une bonne heure et demie.

Realtimeline et Stéphane Bak dasn "Wei or die"

Au casting, on retrouve notamment Stéphane Bak, lunettes sur le nez, en jeune premier de la classe. Un rôle qui tranche pour le jeune humoriste.