Vendredi 3 avril Mediamag a assisté au nouveau one man show de Waly Dia, “Garde la pêche”, au théâtre Trévise.

C’est devant une salle bien remplie et face à un public jeune, voire très jeune avec pas mal d’enfants et d’ados, que Waly Dia s’est produit. “Garde la pêche” est son deuxième one man show après “Face à face(s)” en 2012.

Avant son entrée en scène, un message parodique d’annonce retentit. Le ton de la soirée est donné, on va rire. Beaucoup rire.

Jeans, chemise à carreaux, baskets aux pieds et une montre accrochée à chaque poignet, Waly fait une entrée à l’américaine en musique et en dansant. Il profite du début du spectacle pour tester le public et ses réactions.

C’est d’ailleurs pendant les premières minutes de son one man show qu’il évoque sa double origine franco-sénégalaise et sa “double religion” chrétienne et musulmane, génératrice de conflits pour lui.

L’école, le chômage, la télé, la campagne, le racisme ou encore le Maroc sont autant de thèmes abordés par Waly Dia, qui sautille très énergiquement sur la scène.

Affiche "Garde la pêche", spectacle de Waly Dia

“Les Algériens, c’est une expérience scientifique qui a mal tourné”, lance-t-il, avant de poursuivre : ” De toute façon, je sais que je vais aller en Enfer avec tout ce que je dis sur scène, alors je m’entraîne. Tous les matins, je m’écrase des clopes sur le bras.”

L’humoriste de 26 ans sait parler à cette jeune génération présente dans le théâtre. Il se remémore son enfance dans les années 90 avec “le Tamagoshi qui est mort dans son caca”, le générique de “Denver le dernier dinosaure” ou encore, Trivette, le collègue de Chuck Norris dans “Walker Texas Ranger”, nom qui servira de transition en rimes avec la partie sur la “branlette” et plus généralement sur la vie de couple.

Waly Dia conclura son spectacle d’1h20 en parlant des Antillais “qui ont inventé les zouk car il faut qu’on frotte dans le slip, ça s’agite” et en exécutant quelques pas de zouk.

Waly Dia dans “Garde la pêche”, du mercredi au samedi à 20 heures, au Théâtre Trévise, 14 rue de Trévise, 75009 Paris. Jusqu’au 25 avril.Réservation possible via BilletRéduc.