Bien que le Champs-Elysées film festival soit avant tout un évènement cinématographique, les showcases proposés le soir sur le toit de l’agence Publicis sont à ne pas rater. Nous y étions pour Vendredi sur Mer et Aloïse Sauvage.

Cinéma et musique : une bonne formule ! Ce vendredi soir, la directrice artistique des showcases Justine Lévèque a choisi de mettre en avant deux artistes portant une attention toute particulière à l’image. En effet, en plus de chanter, Vendredi sur Mer et Aloïse Sauvage savent occuper la scène en stimulant le regard du public, comme un film peut le faire dans les salles obscures.

Vendredi sur Mer

Derrière Vendredi sur Mer se cache Charligne Mignot, jeune femme attirée par l’esthétisme. Après avoir étudié la photographie, elle se laisse porter vers le monde de la mode et ses multiples styles. C’est grâce à ce chemin artistique que Charline est amenée à mettre en musique un de ses shootings… Ainsi, le label Profil de face la repère, et lui permet de sortir son premier single Mort fine. S’en suit la sortie de La femme à la peau bleue qui la propulse jusqu’au défilé de Sonia Rykiel.

Ce soir, Charline Mignot n’est pas venue seule. Accompagnée de son danseur, elle propage la sensualité de sa voix et ses textes tout en libérant son énergie par la gestuelle. Le public est à l’écoute et la musique de Vendredi sur mer propage un air de romantisme. Les couples s’embrassent et s’enlacent, les amis se sourient.

Par sa chorégraphie contemporaine, son danseur accompagne et complète les mots de Charline pour une dualité encore plus esthétique comme sur le titre Les filles désirs

Après la prestation de Vendredi sur mer et une pose rafraîchissante, c’est au tour d’Aloïse Sauvage.

Aloïse Sauvage

Aloïse est une artiste complète : passée par le cirque contemporain à l’Académie Fratellini en spécialité acro-danse, elle atterrie devant la caméra grâce à un agent qui la repère à la sortie de l’école. Apparue dans Trepalium de Vincent Lannoo, Mal de Pierres de Nicole Garcia, Django d’Etienne Comar et dernièrement 120 battements par minute de Robin Campillo, elle vient de sortir son deuxième titre Hiver Brûlant qu’elle a écrit et composé.

En arrivant sur la petite scène du rooftop, Aloïse impose directement sa personnalité. Petites blagues pour le public et c’est parti pour une belle découverte artistique.

La chanteuse, court, danse et n’hésite pas à grimper sur les pilotis qui l’encadrent pour libérer la rage de ses textes.

“Aphone à force d’être à fond”, tel est le fameux refrain que tout le public fini par “crier”, emporté dans l’énergie scénique d’Aloïse.

En résumé, le rooftop du festival accueille de belles soirées placées sous le signe de la découverte musicale.

Photos : Magali Butault