La comédie musicale “Un été 44 » plonge les spectateurs au cœur de la  Normandie – puis à Paris – en pleine seconde Guerre Mondiale, pour suivre les destins de six jeunes touchés et impliqués de manière différente dans le conflit.  

Le spectacle “Un été 44” se joue au Comedia depuis le 4 novembre dernier. A peine entré dans le théâtre, on est déjà plongé dans l’ambiance de la Seconde Guerre Mondiale – qui est le thème de la comédie musicale – grâce au personnel de la salle qui est en tenue d’époque.

Les chansons, écrites  par des grands noms de la chanson française (Jean-Jacques Goldman, Maxime Leforestier, Alain Chamfort, Charles Aznavour…), sont dans un style de variété française traditionnelle mais des titres comme les “Les Rochambelles” – qui a le mérite de nous remémorer cet aspect de la guerre assez méconnu – “F… Bocage” ou “Passer la nuit” (le premier single extrait du spectacle) et la chanson sur le bocage normand sont vraiment remarquables.

Alice Raucoules, Sara Lane Roberts et Barbara Pravi interpètent "Les Rochambelles"

Si dans la première partie du spectacle, les chansons sont plutôt tristes et assez lentes – car les protagonistes subissent les bombardements ou sont au front –  dans la seconde, et donc après la Libération, les acteurs laissent éclater leur joie sur des titres entrainants (“Whisky, Vodka”, “Bonne idée ce D Day”)  qui symbolisent bien cet enthousiasme d’après la Libération.

Un été 44 : célébration de la Libération

La musique est jouée en live – ce qui  n’est pas le cas dans toutes les comédies musicales – et les musiciens ont toute leur place sur scène dans la pénombre. L’espace qui leur est dédié prend un espace assez conséquent sur la scène. La mise en scène est signé Anthony Souchet – un proche de Mylène Farmer – qui signe ici sa toute première mise en scène.

"Bonne idée ce D Day" par la troupe d'Un été 44

Le décor extérieur, dû à des projections est réussi, tout comme les décors intérieurs, notamment la cave où sont cachées les trois filles pendant les bombardements. Ces derniers sont matérialisés d’une manière assez subtile, par des bruits lointains. La cave est très bien conçue, à tel point que de la poussière tombe du plafond à chaque nouvelle bombe.

L’idée de faire raconter le spectacle par une narratrice – qui apparait sur écran géant sous les traits de Marisa Berenson – est vraiment très bonne. Sa présence apporte vraiment un plus au spectacle.

On craque pour le personnage de petit René – futur Résistant très attachant – interprété par Nicolas Laurent.  Sur scène il est accompagné par Alice Raucoules – vu notamment dans la série “Dreams” sur NRJ 12 – , Tomislav Matrosin, Sarah-Lane Roberts, Philippe Krier (passé par “Nouvelle Star”) et Barbara Pravi.

“Un été 44” jusqu’au 29 janvier 2017 au Comedia (Paris).