Ce mercredi « The Beast » investit les salles de cinéma. Inspiré d’un roman de Mo Hayder, ce thriller belge est très sombre et angoissant.

« The Beast » c’est l’adaptation du roman « L’homme du soir » de l’auteure britannique Mo Hayder. Le réalisateur Hans Herbots transpose l’histoire londonienne en Belgique, et plus précisément à Anvers, ville néerlandophone.

Dans ce thriller, Nick Cafmeyer, interprété par Geert Van Rampelberg – déjà vu dans la série « Code 37 » -, est un excellent flic mais un secret le ronge : la disparition jamais élucidée de son petit frère dont le présumé coupable vient régulièrement le narguer. Il va se voir confier une affaire similaire où de jeunes garçons disparaissent. Nick prend cette affaire très à cœur. L’enquête va alors raisonner avec la disparition de son frère il y a des années.

Le réalisateur a opté pour une narration lente : le film dure plus de 2 heures. Les scènes d’action sont peu nombreuses, tout est dans la psychologie et la suggestion, si bien que l’on a du mal à comprendre pourquoi ce film est interdit aux moins de 16 ans en salles. Les couleurs sont très sombres, même pendant les scènes qui se passent le jour. Il y a très peu de luminosité dans ce film. L’atmosphère créée par le réalisateur est très pesante et angoissante.

L’intrigue est très prenante, on a envie de savoir qui s’en prend à ces garçons d’autant plus que l’enquête va prendre plusieurs directions successives. Toutefois, la fin n’est pas décevante, mais inachevée. Le destin de l’un des personnages reste en suspend alors que le spectateur aurait tellement voulu savoir ce qu’il advient. Tout comme la résolution de l’enquête qui n’apporte pas toutes les réponses aux questions que le spectateur peut se poser, notamment sur l’utilisation des hormones. C’est dommage.

Un film à regarder en version française car la version originale en néerlandais est assez indigeste pour les non-initiés. Toutefois, elle a le mérite de contenir quelques phrases en français.

Crédit Photo : capelight pictures