De la pratique de la danse latine américaine de haut niveau à la création de son studio d’enregistrement, il n’y a qu’un pas. Après avoir appris à jouer de la guitare en autodidacte à 16 ans, Silvio Ilardo est auteur compositeur interprète de textes rock et poétiques en français. A l’occasion de la rentrée musicale, Mediamag est parti à sa découverte.

Pourriez-vous définir votre style musical ?

De la chanson française avec un peu rock dans le texte. Je ne souhaite pas faire de textes politiques ou engagés, je chante beaucoup l’amour, qui me plaît beaucoup de par ce que je vis, ce que j’ai vécu et aussi en mélangeant l’imaginaire. J’essaie toujours de rester entre la poésie et l’accessible.

Envisagez-vous un jour de chanter en anglais ?

J’ai déjà chanté quelques trucs en anglais mais le problème de l’interprétation se pose. L’anglais me parle beaucoup moins. C’est la même chose pour l’italien. J’ai du mal à m’y retrouver contrairement à la langue française, que je parle tous les jours. J’ai besoin de vivre le texte pour le chanter.

Il y a une citation qui dit “Le français est fait pour parler, l’italien pour chanter et l’allemand pour donner des ordres…”

(Rires) Tout dépend des intonations. Le russe aussi est une langue assez dure quand on l’écoute. Il y a de supers musiques en allemand où on peu retrouver de la douceur. Même dans les voix arabes qui peuvent paraître un peu tranchantes mais il y a des choses magnifiques. Tout dépend comment on utilise la sonorité.

Qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ?

J’aime la différence qu’il y a entre tous les artistes, notamment ceux qui viennent répéter et s’enregistrer dans mon studio d’enregistrement. J’aime l’idée de créer quelque chose de nouveau, de se remettre constamment en question.

Quels sont vos modèles d’inspiration artistique ? 

Barbara qui est une référence qu’on ne présente plus. Elle raconte des histoires dans ses chansons et c’est ce qui me manque aujourd’hui. J’aime raconter une histoire où il se passe quelque chose, avec un début et une fin. Où l’on ferme les yeux et on lit un livre. Des artistes comme Alain Bashung, Damien Saez ou encore Raphaël le font…

J’aime raconter des histoires, les imaginer et les retranscrire, entre le roman et la chanson. Je ne ferme pas la porte à l’idée d’écrire un livre un jour. Des nouvelles par exemple…

Le confinement vous a-t-il inspiré ?

Pas vraiment, à l’inverse de ce que l’on pourrait dire. Pour ma part, quand on force un artiste à produire, il ne produit pas. J’ai sorti des choses faites avant mais je n’ai pas composé plus pendant le confinement.

Et qui dit confinement dit savoir utiliser à fond les outils numériques pour pouvoir créer, au-delà du texte, le support visuel.


J’aime raconter une histoire où il se passe quelque chose, avec un début et une fin. Où l’on ferme les yeux et on lit un livre.

Pouvez-vous nous parler du Local Quinze ?

J’ai créé ce studio d’enregistrement il y a 4 ans. A l’origine, je cherchais un appartement avec ma copine mais j’ai ouvert un studio d’enregistrement… Du coup je n’ai plus de copine. (Rires) J’ai décidé d’en faire mon métier, au delà de la scène et de ma composition, de mettre à profit un studio de répétition pour être constamment au contact d’artistes. On fait du classique, du rap, du jazz, de la folk, etc… Je me suis formé pour être ingénieur du son. Cela me permet de peaufiner mes propres enregistrements.

Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

J’espère ouvrir d’autres studios d’enregistrements car c’est ce qui me permet de rester connecté par la musique, de faire des salles avec un peu plus de monde. Cependant pas de grandes salles car je pense que cette musique se prête à l’intimiste.

Si vous étiez une chanson vous seriez ? Une chanson peu connue de Barbara “D’elle à lui”. C’est ma chanson préférée d’elle. C’est l’histoire d’une femme incomprise par son mari.La manière dont ce morceau est écrit représente ce que j’aime : l’histoire est accessible, il y a des anecdotes, c’est poétique, un début et une fin.

Si vous étiez un instrument de musique ? Une guitare.

Quelle est votre actu pour la rentrée ?

J’ai un clip dont la sortir est prévue très prochainement “Sucré”, un EP d’à peu près 7 titres pour le mois d’octobre. J’ai gardé beaucoup de choses sous le coude cette année, et après réflexion, je préfère sortir les choses directement. Il se passe environ un mois entre le moment où je fais la musique et le moment où elle sort. Désormais, si je vois que la musique tient dans le temps, je la passe directement. J’ai beaucoup de choses à donner en ce moment.

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