Nous sommes allés à la rencontre de Justine Lévêque, directrice artistique et manageuse de l’équipe du Champs-Elysées Film Festival qui aura lieu du 18 au 25 juin prochain. Autour d’un café, elle nous explique comment l’idée lui est venue de mettre à l’honneur des artistes musicaux de la scène française dans un festival franco-américain tout d’abord consacré au 7ème art.

Justine Lévêque, par @Dao Bacon

Quel est votre rôle en tant que directrice artistique du Champs-Elysées Film Festival ?

La direction artistique et événementielle du festival englobe l’élaboration de la programmation musicale et les quatre compétitions de films que l’on accueille sur le festival. Pour cela, nous avons un fort pôle programmation. Sophie Dulac, présidente du festival, fait évidemment partie des comités de sélection.

De plus, il faut faire la composition des différents jurys ainsi que le choix du lieu de la soirée d’ouverture et de clôture. Le reste du temps, je suis aussi manageuse de l’équipe du festival et permanente à l’année.

Silly Boy Blue, Adam Naas, Hervé, Petit Fantôme, Irene Drésel, Claire Laffut… Ce festival de cinéma accueille donc aussi une partie musicale ? 

Oui, l’événement musique a été mis en place il y a 3 ans, dans cette logique d’être une plateforme de rencontre de la jeune création. Musique et cinéma étant indissociables, il est apparu de manière assez logique et intuitive de mettre en place des showcases et dj sets au sein du festival. Le but est surtout de mettre à l’honneur une autre forme de création indépendante !

   

Cette année au programme : Silly Boy Blue, Adam Naas, Hervé, Petit Fantôme, Irene Drésel, Claire Laffut

Pourquoi votre programmation musicale est-elle exclusivement française alors que nous sommes au sein d’un festival franco-américain ? 

Il y a cette volonté de faire découvrir à nos invités américains une autre culture française qui ne va pas nécessairement sur le territoire américain… ou en tout cas pas encore !   

C’est aussi pour des questions de moyen puisque dans l’idéal, on aimerait avoir une programmation mi-française, mi-americaine… Nous avons dû opérer des choix. 

Finalement, dans les artistes présents cette année, beaucoup chantent en anglais. La langue ou la nationalité n’est pas forcémenent requise. Avec Irene Drésel et Petit Fantôme on est quand même sur une éléctro dont le langage est international, Adam Naas est le plus américain de cette séléction…

Comment se fait ce choix ? Beaucoup d’artistes émergent de la scène musicale française chaque année. ..

Ce sont des personnes dont la personnalité transparaît immédiatement, tout en dégageant quelque chose d’extrêmement fort et singulier. Quand j’écoute ces artistes, ils ont plus que de la musique en eux : il ont créé un univers qui leur est propre. Nous sommes sur des artistes très liés à l’image, à l’actualité.

Comment se met en place cette programmation ?

La programmation est bouclée entre décembre et janvier.

Vous avez reçu entre autres dans les éditions précédentes Aloïse Sauvage, Vendredi sur Mer, Juliette Armanet. Aujourd’hui ces noms sont connus du grand public… Il y a-t-il une volonté d’être un “tremplin” pour la jeune scène émergente, en les programmant ?     

Je ne savais pas qu’elles allaient avoir un tel succès ! Nous sommes assez fiers d’avoir reçu ces artistes-là. De plus, elles aussi ont cru en notre projet puisque d’un coup on leur a dit « bon, tu vas jouer sur un rooftop, ce n’est pas une salle de cinéma, ce sont des concerts qui sont offerts aux accrédités, l’idée est de venir à la rencontre d’un public « cinéma »… » Ce n’est donc pas simple d’accepter de suite la proposition.

Quand la première année Juliette Armanet nous a tout de suite dit “oui”, on n’avait pas d’édition « test »… ! On peut donc parler de confiance entre les artistes. Car ils croient en notre projet. Merci à eux.

Nouveauté cette année, les labels ont leur propre carte-blanche. Dans quel but ?

L’idée est de mettre en avant l’intégralité des artistes qu’ils défendent en diffusant leurs titres.

Les labels qui seront présents cette année

Comment avoir accès au rooftop ?

Le rooftop est exclusivement accessible en soirée aux porteurs du pass festival… Et dans la mesure des places disponibles ! On peut aller voir un film et terminer la soirée sur un des plus beaux rooftops de Paris, exclusivement ouvert au public à cette période puisque le reste de l’année, c’est un endroit privé. 

Le mot de la fin ?

De l’inédit, de la rareté, pour un tarif relativement accessible !

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Informations pratiques sur le festival

Vous l’aurez compris, mis à part les showcases, le festival est premièrement un lieu de rencontres et de découvertes cinématographiques. Pour y accéder, plusieurs choix s’offrent à vous :

• Le Pass Illimitée : 49€ / 35€ (- de 26 ans)

•Le Pass Illimitée Week-End : 39€ / 30€ (- de 26 ans) 

Plus de détails sur la billetterie : http://www.champselyseesfilmfestival.com/2019/infos-pratiques/

Attention, l’accès aux films et au rooftop se fait dans la limite des places disponibles.

Merci à Justine Lévêque pour ses réponses, ainsi qu’à Victoria Levisse et Priscilia Adam pour l’organisation de cet interview.