Hier soir marquait le retour derrière les platines du duo le plus rock de l’électro française.
Et il faut dire qu’ils étaient attendus au tournant…

davidarous-visionbyag-64-sur-127

Mais avant de se jeter dans la fosse aux lions, parlons-en : c’était le Faust, situé sous le pont Alexandre III, en plein 7ème arrondissement, qui a accueilli les deux compères, précédés pour l’occasion de Boston Bun et Busy P alias Pedro Winter, le boss du label Ed Banger Records… Vous parlez d’une mise en condition !

davidarous-visionbyag-99-sur-127davidarous-visionbyag-35-sur-127

L’horloge tourne, le groupe se fait attendre, et finalement minuit sonne…

Les premières notes de la musique de “2001 l’odyssée de l’espace” retentissent, achevant de convaincre les derniers qui commençaient à trouver le temps long, que, somme toute, Justice revient en très grande forme…
La démonstration de force commence par une sélection des titres de leur nouvel album, “Woman”, et le public en redemande.

Soudain, le set prend un tournant décisif, le rythme s’intensifie, et le Faust vrille littéralement sous les assauts répétés des infrabasses (On verra notamment un monsieur d’un âge assez avancé, du moins selon les standards intransigeants des technophiles de tous poils, se déhancher comme un perdu sur “Stress”).

En presque deux heures, c’est une grande partie du répertoire qui y passe, de “Randy” à “Civilization”, les deux amis se paient même le luxe d’embrayer sur des sonorités rock, avant de revenir aux fondamentaux, et de chatouiller les oreilles déjà conquises de la foule…

Arrivés sous les meilleures auspices kubrickiennes, ils repartent en laissant le public chancelant.

Justice est faite.

Par Martin Grignoux