CLAP D’OUVERTURE DU CANNESERIES : Premier Festival des Séries à Cannes et le premier d’une longue série … !

MERCREDI 4 AVRIL 2018 

La soirée d’ouverture du Festival International des Séries à Cannes a donné le top départ d’une semaine complète dédiée aux séries. La couleur rouge du tapis cannois associée à la passion et à l’amour était déjà le symbole du Festival International du Film de Cannes… Un tapis rose a donc été déroulé « pour une montée des marches pop et culturelle qui casse les codes » comme l’explique Fleur Pellerin. 

Depuis son élection, le maire de Cannes monsieur David Lisnard souhaitait donner une nouvelle dynamique a sa ville… Et le mercredi 4 Avril 2018, « l’un de ses rêves les plus fous » s’est réalisé au Théâtre Debussy dans le Palais des Congrès. Le Festival s’est ouvert officiellement grâce aux mots de Fleur Pellerin, la présidente de cette belle aventure.

Top départ !

Depuis quelques années déjà, les séries sont entrées dans notre quotidien. Grâce à l’expansion des groupes privés comme Netflix ou Amazon Studios, les séries ont fait leur apparition sur nos télévisions, tablettes et ordinateurs avec une qualité toujours plus impressionnante.
De nombreux réalisateurs de cinéma se tournent vers ce nouvel art, David Lynch avec Twin Peaks, Jane Campion avec Top Of The Lake, Juan Antonio Bayona et son Penny Dreadfull
Au fil des années nous sommes devenus des fidèles, des adorateurs de ces histoires sans fin, même Bill Murray a joué dans une série, Olive Kitteridge de Lisa Cholodenko.

Pour reprendre les mots de Fleur Pellerin : 

« Nous sommes tous devenus au fil des années des Series Addict ».

Monsieur David Lisnard avait de la concurrence car d’autres villes de France voulaient elles aussi avoir un festival de séries à elles, comme Lille par exemple. Cette dernière organise aussi son premier festival cette année : Le festival Série Mania, qui comporte à la fois une compétition pour les séries internationales et une autre pour les séries françaises. Mais selon le maire de Cannes, sa ville possédait un avantage, un rayonnement planétaire et une renommée internationale déjà en place car elle travaille depuis des années avec les partenaires les plus influents du monde du cinéma.

Au programme de cette semaine, dix séries ont été présentées en compétition officielle. Elles proviennent du monde entier (Espagne, Belgique, Norvège, Italie, Allemagne, Corée Du Sud, Israël, Mexique, Etats-Unis) et traitent de sujets tous différents les uns des autres (politique, drogue, maltraitance, le travail…) Autant de sujets contemporains et sociétaux…

Le jury paritaire de ce festival était international lui aussi, venant du monde de la littérature, de la musique et du cinéma. Il était présidé par l’écrivain américain Harlan Coben, scénariste de séries à qui l’on doit notamment le bestseller Ne Le Dis A Personne traduit en 27 langues, vendu à plus de 6 millions d’exemplaires et adapté au cinéma par Guillaume Canet.

Mais au-delà de cette compétition très prestigieuse,  la ville de Cannes a mis toutes les chances de son côté grâce à l’implication de l’association Cannes-Cinéma présidée par Gérard Camy qui a invité « du beau monde ». En effet, nous retrouvons comme pour le festival du film, des masters class avec les créateurs, réalisateurs, scénaristes et acteurs de ces séries : de Kyan Khojandi à Jean Jacques Annaud en passant par Michael C. Hall et Harlan Coben…
Les séries françaises ont aussi été mises à l’honneur grâce à l’association en hors compétition : Le Bureau Des Légendes, Scènes De Ménages, Un Village Français, Bref, Bloqués, Serge Le Mytho sans oublier la série Section de Recherches qui a élu domicile sur la côte d’Azur pour ses tournages.

Lors de la soirée d’ouverture présentée par le journaliste Laurent Weil, les deux premiers épisodes de la saison 3 de la série historique Versailles produite par CANAL+ ont été présentés au public. Nous voilà transportés au XVII ème siècle sous le règne de Louix XIV qui souhaite affirmer sa supériorité sur son rival autrichien. Mais le peuple gronde car le roi impose des taxes de plus en plus importantes…
Les scénaristes français de la série ne s’en sont jamais cachés, ils voulaient uniquement se focaliser sur le début du règne de Louis XIV et sur les conditions de vie du peuple car selon eux, la suite de son règne est déjà bien connue de tous.
CANAL+ diffusera ces deux épisodes à la fin du mois d’Avril.

VENDREDI 6 AVRIL 2018  La soirée des séries CANAL+ Bref, Bloqués, Serge Le Mytho

Cannes-Cinéma a offert à Kyan Khojandi et ses amis une soirée spéciale et exceptionnelle remplie d’anecdotes, d’humour et de rencontres. Ces trois séries représentaient à l’époque un nouveau concept dans le paysage audiovisuel français. C’est une télé non conventionnelle qui va casser les codes. Ces séries étaient représentatives d’une génération et ce vendredi soir dans la salle, c’était cette même génération qui se retrouvait.
Tous étaient là pour parler de leur implication sur les différents projets :

  • Kyan Khojandi (auteur, réalisateur, scénariste)
  • Bruno Muschio dit Navo (auteur, réalisateur, scénariste)
  • Harry Tordjman (producteur de ces séries avec MYBOX PRODUCTIONS)
  • Jonathan Cohen (il est Charles dans Bref et Serge dans Bloqués et Serge Le Myhto)
  • Orelsan (Acteur, scénariste de Bloqués)
  • Flobert (scénariste de Bloqués)
  • Clément Cotentin (scénariste de Bloqués et petit frère d’Orelsan)

Le premier épisode de BREF a ouvert la soirée. Le pilote de cette série « Bref, j’ai dragué cette fille » a été diffusé durant l’émission de Michel Denisot, Le Grand Journal. Le succès a vraiment été phénoménal, de nombreuses parodies ont vus le jour. La jeune génération française s’est emparée au fil des épisodes de cette histoire qui lui correspondait vraiment bien avec l’évolution des mentalités et des technologies.

Kyan Khojandi est entré en scène de façon très énergique. Il était ravi d’y être pour parler de ces 3 séries et de présenter son équipe. Quand ils ont créé BREF, Navo et Kyan ne croyaient absolument pas qu’une chaîne de télé aussi reconnue que  CANAL + puisse les financer pour raconter cette histoire et ensuite la diffuser. De cette série, de nombreux talents ont émergé (Alice David, Bérangère Krief, Kheiron, Baptiste Lecaplain, Juliette Trésanini, Maud Bettina Marie…).

BREF s’est terminé en 2011. 3 ans plus tard la chaîne CANAL+ fêtait ses 30 ans. Avec le succès de BREF et pour fêter cet anniversaire, les dirigeants de la chaîne demandent aux créateurs d’écrire un épisode ultime. Mais reprendre le personnage de BREF 3 ans plus tard pour raconter une nouvelle petite histoire s’avère être « compliqué »…

Ils ont donc eu l’idée de trouver un nouveau concept pour que le public soit lui-même acteur. Et ce concept est toujours d’actualité sur le site des 30 ans de Canal+ . Durant ces épisodes, de nombreuses personnalités furent invitées (Alison Wheeler, Chantal Lauby, Frédérique Bel, Axelle Laffont, Pierre Niney, Maxime Musqua, Reem Kherici, Camille Cottin…), des petites scènes humoristiques créées spécialement pour l’occasion étaient présentées.
Orelsan et Gringe ont été invités pour tourner l’une de ces petites scènes. Ils n’avaient pas de texte et ont dû improviser durant 2 minutes assis sur un canapé. C’est ainsi que l’idée de Bloqués a vu le jour et comme Navo et Kyan aiment le dire « C’est arrivé par accident ».

Heureusement pour nous « cet accident » a très bien fonctionné, le succès a été au rendez-vous. Au départ, 30 épisodes de Bloqués avaient été tournés, toute l’équipe pensait avoir fini mais  devant le succès rencontré, de 30 épisodes ils sont passés à 90. Ce qui nous donne 120 épisodes ! Durant cette série, le personnage de Serge incarné par Jonathan Cohen fait son apparition et nous y avons découvert l’énorme talent et potentiel de l’acteur : tous les épisodes avec Serge étaient improvisés. De Bloqués a découlé l’inqualifiable Serge Le Mytho qui comme son nom l’indique, brode sur ses mensonges.

Kyan et Navo sont des créateurs et scénaristes hors pair qui arrivent à faire rire avec un vrai sentiment de réflexion. CANAL + a su répondre aux attentes de son jeune public avec ces séries. Et plusieurs années après, ce même public était dans la salle.

SAMEDI 8 AVRIL 2018 : Soirée de lancement de la compétition officielle

Le palais des festivals a déroulé le tapis rose, les marches qui nous font accéder au grand Théâtre Lumière sont prêtes à être foulées. Les journalistes et les photographes attendent les personnalités avec impatience. Du beau monde arrive sur le tapis, les comédiens et créateurs des séries Les Bracelets Rouges, Le Bureau Des Légendes, BREF, Section de Recherches…

Le jury arrive dans la salle après avoir répondu aux quelques questions de Laurent Weil en bas des marches.

3 femmes et 3 hommes, 6 visions différentes du monde, 6 avis sur les séries, c’est ce qui fait l’originalité de ce jury. Ils viennent tous d’horizons différents, la littérature pour Harlan Coben, le cinéma pour Paula Beer, Mélissa Sözen et Michael Kenneth Williams, la musique pour Cristobal Tapia De Veer et les séries pour Audrey Fouché.

Le premier prix spécial Variety a été décerné à Michelle Dockery, actuellement à l’âge d’or de sa carrière d’actrice de série et de cinéma. Elle campe le rôle principal de Letty dans la série américaine Good Behavior et dans le film A l’heure des souvenirs ou elle incarne Susie.

6 prix seront remis : Meilleure Série Digitale, Prix spécial d’interprétation, Meilleur Musique, Meilleur scénario, Prix D’interprétation et Meilleure série.

La série réalisée par Jean Jacques Annaud, La vérité sur l’affaire Harry Québert adaptée du second roman de Joël Dicker fait l’ouverture de la compétition. La série étant encore en montage, c’est un condensé de 35 minutes de scènes déjà montées qui ont été présentées au public pour cette soirée unique.
« Dès que la projection sera terminée, ces images vont être détruites. La Métro Goldwyn Mayer et moi-même avons décidé de les effacer et de les supprimer pour que personne ne pense que l’histoire a cette trame narrative » déclare Jean Jacques Annaud. Le réalisateur a  mis en scène cette série comme un film « La série prend sa part de marché comme au cinéma. J’avais envie d’adapter le roman de Joël car c’est un excellent thriller ».

Joël Dicker a confié au public « Le tour de force qu’a réussi Jean Jacques Annaud c’est d’avoir retrouvé et mis en scène les sentiments que je voulais exprimer et décrire ». Chaque plan de la série a été fait au moins 3 fois et le tournage de la série a été assez court. Les lieux ont été repérés en 2016 et le tournage des séquences a été réalisé entre Août et Décembre 2017. Pour Jean Jacques Annaud, ce fût une nouvelle expérience assez importante  car c’était la première fois qu’il réalisait une série et il craignait un possible côté redondant.  Il n’exclue pas  l’idée de refaire un jour une série sur un sujet différent. La méthode qu’utilise souvent Jean Jacques Annaud dans son œuvre, c’est de filmer avec 3 ou 5 caméras ce qui permet d’avoir différents axes de prises de vues et un montage plus rapide car les raccords sont plus simples. Il utilise cette technique depuis La Guerre Du Feu. Il y aura 10 épisodes d’environ 40 à 50 minutes chacun et la diffusion se fera courant 2018. Souhaitons à cette série le même succès que le bestseller !

DIMANCHE 8 AVRIL 

FELIX


Visionnage du premier épisode

Série Espagnole Réalisé par Cesc Gay Avec Leonardo Sbaraglia, Pere Arquillué, Ginés García Millán, Mi Hoa Lee

Résumé : Félix, écrivain trentenaire vit sa vie tranquillement en Andorre. Il passe une nuit avec une femme d’origine asiatique qui se fait appeler Julia et il en tombe amoureux mais Julia disparaît subitement. Félix se lance alors à la recherche de cette femme qui n’est pas celle qu’elle prétend être…

Ce début de série démarre comme un long film qui cherche à trouver son rythme et son intrigue. A force de nous montrer des détails et d’étirer les séquences, on a du mal à trouver un fil conducteur, on met énormément de temps à rentrer dans l’histoire et à cerner le caractère des personnages.
La série tente de nous faire rentrer dans un suspens constant mais n’y parvient qu’à moitié. En effet le sujet est assez facile et nous avons une impression de déjà-vu. Par contre, la réalisation est très soignée et maîtrisée car le réalisateur vient du cinéma et applique à la série la méthode des plans larges, ce qui donne un ton très réfléchi : on doit chercher un détail dans le décor qui donnera une suite à l’intrigue.

 

THE TYPIST

Visionnage du premier épisode

Série Allemande Réalisée par Nina Grosse et Samira Radsi Avec Iris Berben, Peter Kurth, Moritz Bleibtreu, Katharina Schlothauer & Timur Isik

Résumé : Freya Becker est une dactylographe à la section homicide de la police berlinoise. Sa fille Marie a disparue depuis quelques années déjà et elle est sûre au fond d’elle-même que sa fille est encore vivante. Freya vit seule et garde espoir de comprendre ce qui lui est arrivé… Un homme est libéré de prison et Freya à l’intime conviction que ce dernier sait quelque chose sur la disparition de sa fille…

Ce début de série très noire se démarque par la rapidité d’installation de l’intrigue et par sa réflexion percutante sur l’idée de la disparition de son propre enfant. Le scénario s’attache au personnage de Freya en tant que mère ce qui se révèle touchant, tellement l’histoire est universelle.
Le propos de la série est très sombre mais très important et actuel car il met en lumière les violences faites aux femmes et donne à réfléchir sur la protection des enfants. L’idée que la série ait été réalisée par deux femmes met en exergue une souffrance viscérale de la Mère qui a perdu son enfant et qui tente de survivre. Elle dénonce aussi une punition qui ne sera jamais à la hauteur de la souffrance. Le sujet est très fort et on en sort bouleversé…

 

KILLING EVE

Visionnage du premier épisode

Série Américaine Réalisé par Jon East, Damon Thomas & Harry Bradbeer Avec Sandra Oh, Jodie Comer, Fiona Shaw, Kim Bodnia, Owen McDonnell, David Haig, Kirby Howell-Baptiste, Sean Delaney

Résumé : Eve est un agent du MI5, les services secrets britanniques. Elle s’ennuie dans le bureau où elle travaille car son patron ne l’écoute pas et ne la prend pas au sérieux au sujet de Villanelle, une tueuse professionnelle qui aime le luxe. Eve enquête sur ses agissements en commençant par une réflexion sur sa personnalité. Le jeu du chat et de la souris se met en place…

Cette série d’action met les deux femmes à l’honneur tant pour le personnage de la gentille Eve que pour la méchante Villanelle. Elles s’affrontent, elles sont toutes les deux très intelligentes, elles savent manier les arguments pour faire mal aux hommes. Cette série bouleverse les codes du thriller classique avec une intrigue qui nous pose des questions sur les femmes dans la police.
La mise en scène nous fait penser bien sûr aux films James Bond par ses enchaînements rapides et ses prises de vues magnifiques durant les combats.
La série sera diffusée par CANAL+

 

WHEN HEROES FLY

 

Visionnage du premier épisode

Série Israélienne Réalisée par Omri Givon Avec Tomer Kapon, Michael Aloni, Moshe Ashkenzi, Nadav Nates, Ninet Tayeb

Résumé : Quatre anciens combattants des forces spéciales de l’armée israélienne se retrouvent onze ans plus tard pour une dernière mission : retrouver Yaeli l’ex petite amie de l’un et la sœur d’un autre des quatre. Ils devront se réunir et accepter de se côtoyer pour mener à bien la mission mais ils vont surtout essayer de surmonter ensemble les traumatismes de la guerre auxquels dont ils sont encore victimes…

Gros coup de cœur. Cette série à pour contexte la guerre d’Israël. La réflexion porte sur l’idée de vivre après avoir connu la guerre et ses violences et comment se reconstruire. Cette série reprend une période historique, elle met donc énormément de temps à se mettre en place car elle remet l’action dans l’époque. Les acteurs sont tellement imprégnés de leur personnage qu’ils nous font ressentir les émotions fortes de la guerre comme s’ils l’avaient vécue eux-mêmes.
Israël est un pays qui fait émerger ses talents, son cinéma et maintenant ses séries depuis quelques années, mais très souvent dans un contexte historique.
La série sera diffusée par France Télévisions.

 

LUNDI 9 AVRIL

 

MOTHER

 

Visionnage du premier épisode

Série Sud-Coréenne Réalisée par KIM Cheol-gyoo Avec LEE Bo-young, HEO Yool, LEE Hye-young, NAM Gi-ae, GO Sung-hee

Résumé : Une jeune scientifique qui étudie les oiseaux doit quitter son poste car l’entreprise où elle travaille est délocalisée. On lui propose un autre poste ailleurs mais elle s’est attachée à la ville. Elle décide donc de rester et de trouver un autre travail. Elle est recrutée par une école primaire dans laquelle elle aura la fonction d’institutrice remplaçante. Mais Su-Jin se rend vite compte que la petite élève Hye-Na, n’est pas comme les autres enfants car elle est en souffrance et elle va essayer de la sauver…

Débuter une série est compliqué certes mais le premier épisode est la clef pour donner envie au spectateur de continuer ou non de regarder la série. Mother a donc réussi son pari.
Le sujet de la maltraitance des enfants est ici présenté de manière à faire prendre conscience que derrière une apparence il peut y avoir une souffrance et d’autant plus quand ce sont des enfants. La petite fille est rejetée par sa mère et martyrisée par l’amant de celle-ci. Elle est aussi rejetée par ses camarades de classe, ce qui nous donne à réfléchir car c’est un sujet universel et c’est aussi l’importance du savoir être de l’adulte enseignant. Le rythme est rapide dans la violence physique, morale et verbale subie par l’enfant, il est aussi lent pour expliquer les vrais problèmes de l’enfant, comme pour dessiner un profil psychologique lors d’une consultation qui prouve que tout est lié. La scientifique qui était fermée au départ va découvrir une nouvelle facette d’elle-même qui lui était encore inconnue grâce à cette petite fille en souffrance. Sans vouloir être sa mère, elle va quand même vouloir s’en occuper pour la sauver.

Les actrices de la séries MOTHER, Lee Bo-young en robe rose et HEO Yool en robe blanche.

AQUI IN LA TIERRA

Visionnage du premier épisode

Série Mexicaine Réalisée par Gael García Bernal, Everardo Gout, Mariana Chenillo, Alonso Ruizpalacios & Adrian Grunberg

Avec Tenoch Huerta Mejía, Alfonso Dosal, Daniel Giménez Cacho, Ariadna Gil, Paulina Dávila, Yoshira Escárrega Gael García Bernal, Luis Gnecco

Résumé : Carlos appartient à l’une des plus puissantes familles du Mexique, Adan est le fils du chef de la sécurité de la famille de Carlos. Les deux garçons sont amis d’enfance même si leurs conditions sociales sont complètement opposées. La puissante famille se retrouve bouleversée quand le père de Carlos est retrouvé mort…

Gael García Bernal acteur dans AQUI IN LA TIERRA

IL CACCIATORE – THE HUNTER

Visionnage du premier épisode

Série réalisée par Stefano Lodovichi (épisodes 1 à 6) & Davide Marengo (épisodes 7 à 12) Avec Francesco Montanari, Miriam Dalmazio, David Coco, Roberta Caronia, Paolo Briguglia

Résumé : Palerme 1993. Un jeune procureur ambitieux à le cran de défendre la justice face à la mafia.

Cette série est l’adaptation des mémoires d’un juge anti mafia qui a œuvré à Palerme dans les années 90 et qui a permis de nombreuses arrestations. La mafia est profondément ancrée dans l’histoire de l’Italie. De nombreux films et séries ont vu le jour et le plus souvent ce sont les mafieux qui sont mis en avant au détriment de ceux qui les chassent. Ici c’est la vision de ce juge courageux qui ose aller contre la mafia. La mise en scène a été faite d’une façon assez originale car on a une connaissance des ravages de la mafia et de ce fait, il est très facile de s’identifier au juge et de prendre parti.

L’action est menée grâce à une tension permanente et à un rythme rapide qui nous tient en haleine. Mention particulière à la musique choisie ,car elle amène une tension supplémentaire à l’histoire et à son dénouement. Ce premier épisode a un début et une fin avec des arrestations et on soupçonne que les prochains épisodes seront des combats du juge.

MARDI 10 AVRIL

STATE OF HAPPINESS

Visionnage des 2 premiers épisodes

Série réalisée par Petter Næss & Pål Jackman
Avec Anne Regine Ellingsæter, Bart Edwards, Amund Harboe, Malene Wadel

Résumé : Nous sommes en 1969 dans la ville côtière Stavanger au sud-ouest de la Norvège. Les plateformes de forages de pétrole en mer n’ont rien donné depuis quelques mois et les compagnies qui les exploitent s’apprêtent donc à quitter le pays. Mais à la veille de Noël, pendant la nuit, une torche de gaz enflammée illumine la plateforme Ocean Viking… Il y a encore du pétrole, tout va alors changer…

Durant ces deux premiers épisodes, nous sommes plongés dans un univers inhabituel pour une série, celui de l’exploitation pétrolière en pleine mer et celui d’un pays dont l’économie est en pleine mutation après la découverte de gisement de pétrole en pleine mer dans les années 60.
Nous découvrons aussi des personnages tous issus de milieux différents mais tous liés entre eux par le pétrole. Le rythme de la série commence assez lentement pour que l’on puisse bien prendre le temps de les connaître. Ils ont tous des situations familiales différentes, des caractères différents, ils sont touchants et c’est ce qui nous permet une identification même si ce milieu de travail est assez méconnu. Synnøve Hørsdal et Siv Rajendram Eliassen ont créé cette série, nous sommes face à deux points de vues différent à propos de la production du pétrole : le statut du riche exploitant se heurte à la vision des « exploités ». Ce scénario riche et original nous raconte l’histoire de ces foreurs de pétrole qui doivent allier vie professionnelle et vie familiale.  Nous découvrons aussi un métier difficile, stressant dans des décors impressionnants de beauté et vertigineux par des plans larges et aériens.

MIGUEL

Visionnage des deux premiers épisodes

Série réalisée par Daphna Levin Avec  Ran Danker, Raul Mendez, Aviv Carmi, Omer Ben David, Miguelito Sojuel

Résumé : Tom, 23 ans est un homosexuel qui réalise son rêve, adopter un enfant. Quand il accueille Miguel, un petit garçon de cinq ans, il se rend compte qu’être père n’est absolument pas comme il l’avait imaginé… Seize ans plus tard, Miguel débarque au Guatemala pour enquêter sur ses parents maternels. Bien malheureusement pour lui Tom fera tout pour l’en empêcher…

La série pose une question essentielle et fréquente dans le long processus d’adoption : comment être le père d’un enfant qui refuse d’être votre fils ? Mais c’est aussi une autre question bien plus importante qui est posée : être déraciné et ne pas connaître son passé pose en priorité le problème de l’intégration dans une famille et s’habituer à l’idée de vivre ensemble dans cette famille en suivant les « codes ».

La série se passe à deux époques différentes, Miguel enfant à l’orphelinat au Guatemala quand il est adopté par Tom et Miguel à 21 ans à la recherche de ses racines. Le postulat de base n’est pas mauvais mais il est très difficile pour le spectateur de voir où le réalisateur souhaite  l’emmener à cause des scènes très longues qui nous font perdre le sens de la série et son idée principale.

UNDERCOVER

Visionnage du premier épisode

Série réalisée par Eshref Reybrouck & Frank Devos Avec Tom Waes, Anna Drijver, Frank Lammers, Elise Schaap, Kevin Janssens, Raymond Thiry

Résumé : Ferry est hollandais, il est l’un des plus gros producteurs d’ecstasy au monde. Il mène une vie luxueuse dans sa villa située sur la frontière franco-belge.  Deux agents de police en mission secrète tentent d’infiltrer son territoire pour mettre fin à son activité…

La série suit un rythme effréné à la fois du côté des infiltrés que des chefs de cartel de drogue. On ne s’ennuie pas, car nous avons vraiment envie de connaître la suite… Nous prenons part à l’histoire car la caméra est elle-même une actrice de la série, il est possible de la considérer comme un personnage omniscient. Le spectateur est en tension permanente car il essaye de s’infiltrer dans la vie luxueuse du mafieux. Mais le spectateur « honnête » et non consommateur souhaite aussi faire tomber le cartel de drogue car la série veux mobiliser la conscience morale du spectateur. La série a été rachetée par Netflix.

MERCREDI 11 AVRIL : Clap de fin pour cette première édition de CanneSeries

Les nouveautés et les acteurs de demain se sont donnés rendez-vous pour que cette soirée soit unique en son genre. Le maître de cérémonie Kyan Khojandi a lancé cette soirée de clôture avec un sketch vivant en hommage aux séries.

Le groupe de BeatBox BERYWAM a remis le prix de la meilleure musique de série avec une performance impressionnante.

Et pour clôturer cette semaine riche et intense, la série créée par Harlan Coben, le président du jury, nous a été présentée en avant-première mondiale…,

SAFE

Visionnage des deux premiers épisodes

Série Créée par Harlan Coben et Danny Brocklehurst Avec Michael C. Hall, Emmett J. Scalan, Hannah Arterton, Audrey Fleurot, Marc Warren, Amanda Abbington

Résumé : Tom est veuf depuis peu. Il doit élever seul ses deux filles, dont l’une est en pleine crise d’adolescence. Ils habitent une maison luxueuse au sein d’une résidence fermée et protégée de l’extérieur. Chaque voisin porte dans sa maison un secret bien gardé, adultère, assassinat, disparition inquiétante… Très rapidement Tom se rend compte qu’il ne sait rien de tous les voisins qui entourent sa famille. Tom sera-t-il capable de protéger ses filles contre les éventuels dangers de cette résidence ?

Il faut toujours se méfier de ses voisins et la reconstruction après la perte d’un proche. Voilà en substance le message de ces deux premiers épisodes. Michael C. Hall que le grand public a connu grâce à la série DEXTER, nous revient sur le petit écran après avoir connu le grand écran (The Secret Man de Peter Landesman). Cela nous fait du bien de retrouver cet acteur de talent d’autant que l’occasion lui est donnée de se détacher de son personnage de Dexter Morgan qui lui colle à la peau et pour lequel tout le monde le connaît. Il est ici en père de famille à la recherche de sa fille qui n’est pas rentrée à la maison depuis 24 heures alors qu’elle est mineure.

Nous avons vraiment hâte de connaître la suite car la tension est permanente ! Chaque personnage porte en lui une part d’ombre assez inquiétante et on a du mal à déceler le vrai du faux.

Un trophée à l’image de Cannes a été remis aux gagnants. C’est l’artiste californien Steven Harrington qui l’a conçu. Il a décidé qu’il aurait la forme d’un palmier en néon lumineux monté sur un socle, qualifié de “pop et précieux” par Fleur Pellerin.

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Meilleure Série When Heroes Fly

 Prix D’Interprétation State Of Happiness et When Heroes Fly

Prix Spécial D’Interprétation pour Francesco Montanari, l’acteur principal d’Il Cacciatore

Meilleur Scénario State Of Happiness

 Meilleure Musique Mother

Photos Clément Odrat, Site de CannesSéries
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