Visible depuis mercredi 20 septembre dans les salles obscures, « Laetitia », documentaire signé Julie Talon, dresse le portrait poignant de Laetitia Lambert, sacrée championne du monde de boxe thaï en 2010. Le film nous emmène dans l’univers du muay-thaî et au sein du combat de Laetitia Lambert pour revenir sur le ring.

« Laetitia » démarre en Thaïlande, où, à 26 ans, Laetitia Lambert remporte son titre de championne du monde de boxe thaï. Le documentaire passe directement deux ans plus tard, moment où Laetitia tente de revenir sur le ring. Mais, pendant ces deux année difficiles, elle s’est laissée allée et était moins assidue à l’entraînement. Ayant atteint le niveau maximum dans son art, il n’y avait plus grand monde pour l’affronter. Laetitia tente alors un retour et Julie Talon la suit dans ce come-back au front qui  n’est pas des plus faciles.

Le documentaire est filmé au plus près, avec beaucoup de gros plans, notamment sur les visages. Très brut, sans fioriture, il ne comporte pas de commentaire ni de voix-off, si ce n’est que quelques mots de Laetitia Lambert au tout début. Dans « Laetitia », c’est l’image qui est reine.

La réalisatrice Julie Talon montre le quotidien sportif de Laetitia Lambert en choisissant de faire l’impasse sur sa vie privée. Un parti pris qui laisse libre court à l’imagination du spectateur.

Laetitia Lambert et Jean-Marie Merchet dans le documentaire "Laetitia" de Julie Talon

Même si Laetitia Lambert est le personnage du documentaire qui porte son prénom, le film s’attarde aussi sur Jean-Marie Merchet, son entraîneur, un personnage central dans le long-métrage. Le patron du club Haute Tension à Vitry où Laetitia Lambert s’est entraînée, fort en gouaille, est bien connu des fans de MMA puisqu’il a notamment commenté les soirées de MMA sur RTL9 avec Vincent Parisi.