Vendredi soir, à 20 heures, la première rythmique des Naïve New Beaters sonnera le glas du départ pour le 7ème ciel. A l’occasion des 20 ans de la sauterie bretonne, la rédac’ vous fait part de ses attentes, de ses doutes, mais surtout de son euphorie à l’approche d’un Festival qui peut regarder avec fierté derrière lui, tout en laissant présager une édition épatante.

C’est bon là ? On a assez attendu ? Vous l’entendez ? Le son qui monte ? Les basses lointaines qui se rapprochent ? C’est PANORAMAS 2017, prêt à rugir, et à souffler ses 20 bougies le temps d’un week-end attendu par toute la technosphère.

20 ans… 20 ans que la France entière vient se trémousser au rythme des basses bouillonnantes crachées par des DJ pétris de talent. 20 ans que, l’équipe et les programmateurs se donnent du mal afin de lever le voile sur des artistes fertiles en matière d’idées et d’innovations. 20 ans que les amateurs du « j’connais pas mais j’aime ça » ne repartent pas bredouille.

Où seront les bonnes surprises ? Quelles sont les valeurs sûres de l’édition ? Quels sont nos doutes sur la programmation ? Voici les pronostics de la rédaction :

 

Découvertes :

Maala // Sa House énervée a déjà conquis les Etats Unis, mais le DJ et producteur français n’a peut-être pas encore hérité de la reconnaissance qu’il mérite dans l’hexagone. L’artiste masqué parcourt le monde avec Dj Snake et Tchami mais c’est bien à Morlaix qu’il viendra arborer sa Bass Music bien trempée.

 

Simina Grigoriu // Ce serait un manque de respect de parler de « la femme de… ». Mariée à Paul Kalkbrenner, Simina Grigoriu ne mérite pas de rester cacher derrière le DJ berlinois. Pour cause, l’artiste d’origine Roumaine puise ses gammes dans sa formation classique piano/violon et viendra à coup sûr enfiévrer Langolvas par sa House Techno harmonique.

 

Voiron // C’est un des locaux de l’édition 2017, et pas des moindres. Originaire des Cotes d’Armor, le jeune producteur révélé dans les rangs de Concrete Records entend bien venir secouer vos tympans avec une techno millimétrée qui nous rappelle les raves anglaises des 90’s. Une affaire à suivre comme on dit.

 

Valeurs sûres :

Popof // Quand bébé Panoramas est né, Popof égratignait déjà les platines. Au début des années 90, il contribue largement à l’avènement du mouvement Rave en France. Au passage il fonde Heretik System, encore connu comme l’un des plus gros collectifs Free Party en Europe. Alors si tu as envie de mettre tes sens en charpie, fonce. En plus il est en B2B avec Julian Jeweil.

Michael Mayer // On va rester dans de la bonne vieille cam’. Michael Mayer c’est du sûr de chez sûr. Peut-être pas le live le plus spectaculaire à voir le jour ce weekend mais ce sera propre, technique, entraînant… Un des PAPAS de la minimale sauce allemande. Pour les puristes.

Thylacine // Bon, là, vous allez voyager les amis. Alternative à la techno dont on vous parle depuis le début de l’article, Thylacine élucubre une électro progressive, ici planante, là, transcendante. Fort de son projet Transsiberian, album conçu à bord d’un train traversant la Russie, le natif d’Angers parcours la France et l’Europe. La réaction du public est toujours la même à la fin : « attends, tranquille, je redescends là ».

 

Appréhensions : 

Le Bask // TelescoP //AngerFist // Il faut aussi savoir être scrupuleux et prendre du recul. Une question taraude certains esprits depuis l’annonce la programmation. Cette année la tendance est à la Core moderne. Comme si Panoramas voulait souffler ses bougies à l’aide des courants d’air émis par les kilos de son. Les plus ronchons diront même qu’il faut laisser aux Teufeurs leurs artistes. Mais bon, c’est ça aussi Panoramas, vivre avec son temps et mettre en lumière des pratiques musicales nouvelles !

A vos oreilles les potos, on se donne des nouvelles pendant et après le festival !

Simon Tanguy