Mercredi 26 avril sort dans les salles obscures le documentaire « Noma au Japon » de Maurice Dekkers. Le réalisateur néerlandais a suivi pendant près d’un an avec sa caméra l’équipe du restaurant danois Noma qui relevait le défi d’ouvrir un restaurant éphémère à Tokyo. Pari tenu.

Après avoir reçu pour la quatrième fois le titre de meilleur restaurant au monde pour son établissement Noma situé à Copenhague, le chef René Redzepi se lance un pari fou : fermer quelques semaines au Danemark pour ouvrir un restaurant éphémère pendant 5 semaines à Tokyo. Le défi est de taille car, avec sa brigade, il doit créer 14 nouveaux plats, avec des produits locaux qu’il ne connait pas et tout ça sans parler japonnais.

Affiche du film documentaire "Noma au Japon"

René Redzeki et son équipe de cuisiniers commencent leurs recherches un an à l’avance, en arpentant le Japons, ses forêts, ses marchés, en quête de produits. Le réalisateur Maurice Dekkers a suivi l’aventure dans son intégralité, depuis le lancement du défi jusqu’à l’ouverture du restaurant éphémère.

Le film commence d’ailleurs par l’ouverture à Tokyo – où le restaurant, installé dans le palace Mandarin Oriental, servira 3.000 repas alors que 58.000 personnes sont encore en liste d’attente – avant de revenir ensuite sur l’aventure dans l’ordre chronologique pour terminer par – à nouveau – des images de l’ouverture, bouclant ainsi la boucle.

Le film « Noma au Japon » montre de belles images du pays du soleil levant et de cuisine avec des plats raffinés qui donnent envie. Mais attention aux âmes sensibles : certains passages sont vraiment peu ragoutants comme la découpe de la bonite au marché, le plumage du canard mais surtout la tortue – encore en vie – à qui l’on tranche la tête.

Filmé au plus près, « Noma au Japon » alterne images de l’aventure et interviews de protagonistes. Ainsi, il capte même une séquence complètement hallucinante au Danemark,où, au Noma, les cuisiniers se prêtent régulièrement à un concours de cuisine interne, et là, l’une des cuisinières, propose un plat à base de sperme de poisson.

Au tout début du film, la musique est excellente. Toutefois le rythme du film est assez aléatoire avec quelques passages ronronnants.

Crédit Photos : Urban Distribution