En salles ce mercredi 25 avril, “Nobody’s watching” est un film argentin qui suit les traces d’un acteur que plus personne ne regarde…

Tourné en espagnol, en anglais et un petit peu en français par la réalisatrice argentine Julia Solomonoff, le film “Nobody’s Watching” suit à New-York, les traces de Nico, un acteur argentin qui a émigré aux États-Unis pour raisons professionnelles mais pas seulement.

Mais, hélas pour lui, plus personne ne le regarde, et c’est l’anonymat total dans cette immense ville. C’est là son malheur. En Argentine, il jouait dans une telenovela à succès. Contraint d’enchaîner les petits boulots pour survivre, Nico est baby-sitter de Théo le fils d’une de ses amies prof de yoga (interprétée par Elena Roger qui ressemble beaucoup à l’actrice française Marie Hennerez, interprète de Léa dans “Plus Belle la Vie“), serveur, il fait le ménage dans un appartement en location saisonnière. Il est même contraint de voler dans les magasins et d’inventer des stratagèmes pour gagner le moindre sou comme se faire rembourser des achats qu’il n’a pas effectué…

“Nobody’s Watching” montre le quotidien pas du tout palpitant de Nicolas. On se demande tout de même, tout au long du film, ce qui va lui arriver professionnellement et s’il va enfin tourner. On a de la compassion et de l’empathie pour ce personnage.

Il enchaîne les déconvenues professionnelles : les castings ne donnent rien, les producteurs ne le prennent pas au téléphone, le film pour lequel il a déménagé est sans cesse reporté… Il est désabusé, d’autant plus qu’il est blond et, ne correspondant pas à l’archétype du “latino”, on lui demande de se teindre les cheveux en noir.

“Nobody’s Watching” c’est le destin d’un immigré. Le film présente des endroits symboliques de New-York comme Times Square ou la High Line. La soirée d’Halloween que Nico passe à New-York avec un ami Argentin à qui il cache sa situation offre de belles images.

“Nobody’s Watching” a été présenté dans de nombreux festivals depuis 2017.