Issue d’une famille de musiciens – sa mère est professeure de musique – Lita Kira a toujours chanté au cours de sa vie. De la chorale de l’église à son premier groupe, Basilic, en passant par l’émission X Factor en 2009, au pink rock, Lita Kira est une artiste complète qui fête cette année ses 10 ans de carrière. Mediamag l’a rencontrée à cette occasion.

Quel est votre parcours artistique ?

J’ai toujours chanté en amateur. A l’adolescence, au sein du groupe Basilic, j’étais bassiste et choriste et j’écrivais mes textes en autodidacte mais aussi avec l’aide de ma mère.

Quel a été l’élément déclencheur qui vous a poussé à chanter sur scène ?

En 2009, j’ai participé à la version française de l’émission X Factor avec Basilic. La magie de la télévision et la médiatisation pendant les huit primes ont servi de déclic. Avant cela, on faisait des concerts dans des bars et le fait d’avoir pu toucher davantage de gens m’a fait réaliser que c’était ça que je voulais faire. Je n’ai pas participé à d’autres télé-crochets depuis mais la magie de la médiatisation m’a poussé à faire de la scène.

Pourriez-vous définir ce qu’est le pink rock ?

Avec Basilic, on a pensé que l’univers pop-rock est vaste. En solo, j’écris des textes un peu “énervés”. Je ne fais pas de la musique pour petite fille même si la devanture en a l’air. Ca donne un mélange avec le rose, le côté doux, et le noir, le côté “obscur” de la force.

Le concept pink rock rassemble et plaît à beaucoup de gens, il y a des histoires d’amours, avec des jeux de mots. Il y a un public homogène : ça va du métalleux à la famille fan de Louane par exemple. C’est très éclectique.

Le fait de chanter en français, de jouer de la basse en live rassemble également.

Si vous étiez un style de musique vous seriez ?

Je répondrai le rock car tout le concept s’y trouve. Il y a la chanson ET le rock. Le nom Lita Kira représente une dualité entre le côté rose, Lolita (qui est également mon prénom à la ville) et Kira, qui signifie killer (tueur) en japonais, le côté force obscure.

J’adore aussi les yéyés qui a ce côté intemporel et mignon. C’est ce qui a inspiré les idoles japonaises, elles-mêmes inspirées des idoles française telle que Françoise Hardy ou France Gall. La boucle est bouclée en quelque sorte.

Qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ?

J’aime le contraste qu’il y a entre le côté super intime lorsque l’on écrit un texte, seul dans sa chambre sur un carnet et lorsque l’on est sur scène, où personne vous connaît. Il y a quelque chose d’impudique et dans le même temps, les gens s’approprient la chanson, la mettent en sonnerie ou en réveil sur leur téléphone.

Autrefois en concert, je n’avais qu’à regarder sur les lèvres des fans pour poursuivre les paroles. On a l’impression d’écrire un truc personnel et ça se transforme en lien. J’aime rassembler et me lever le matin pour faire ça.

Comment trouvez-vous l’inspiration pour composer ?

Je ne la cherche pas forcément, c’est assez simple. Je suis plutôt quelqu’un qui vit à 200 à l’heure, avec dix mille projets à la fois : je crée mes tenues de scènes, je fais des chœurs sur les albums d’autres artistes, je fais des voix pour la radio… J’écris quand ça me vient, en choisissant des thèmes.

Pour l’album Épineuse, j’ai dépoussiéré de vieilles maquettes écrites lorsque j’étais ado que j’ai modernisées.

Quels sont vos modèles d’inspiration artistique ?  A quel artiste vous identifiez-vous ?

L’inspiration me vient par les écoutes, les rencontres, les films… J’aurais toujours peur de recopier si j’écrivais en écoutant de la musique par exemple. Je me laisse aussi inspirer par la vie quotidienne, par ce que les gens me racontent.

Le confinement vous a-t-il inspiré ?

Il m’a attristée. On fait ce métier parce qu’on aime rencontrer les gens, c’est un peu comme une punition de ne pas avoir pu le faire. Quelle tristesse de jouer devant un ordinateur franchement ! Même si on sait que l’on est regardé, il n’y a qu’un voyant rouge devant nous, comme à la télé. Je n’ai pas trop aimé jouer toute seule, j’ai besoin de voir l’énergie, le regard des gens, on se nourrit de ce que l’on voit en concert. C’est une chose irremplaçable.

Qu’avez-vous prévu pour célébrer vos dix ans de carrière ?

J’ai sorti deux titres. Le premier, Dans ma toile a été réarrangé au goût et un clip est sorti pour cette nouvelle version.
Le deuxième est une exclu : dans En rose & contre tout, le texte est composé d’extraits de 22 chansons. C’est aussi un pied de nez aux détracteurs. On a fait un montage avec les passages de gens qui ont compté dans mon parcours.
Je sens qu’elle va me procurer beaucoup d’émotions lorsque je la chanterai sur scène.

Dans le même temps, j’ai signé avec le label suisse GIRLZ ON WAX, dirigé par une femme et qui propose un catalogue d’artistes féminins assez sympa.

Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Il y a 6 mois j’aurai su quoi vous répondre (rires) ! Je joue dans des petits lieux qui se prennent de plein fouet les restrictions sanitaires et qui sont susceptibles de fermer. Je ferai toujours de la musique, peut-être à distance dans mon home studio.

En ce moment, je suis vocaliste sur un projet de rock psychédélique basé à Montréal « Lesbian Speed Dating » où tous les membres travaillent à distance.

Le style n’a rien à voir avec Lita Kira, c’est en anglais et ça me permet de développer à l’étranger. Par la suite je continuerai à développer des chansons avec les gens à distance mais j’ai très envie de refaire des concerts.

Alors en attendant, on croise les doigts et on met son masque !

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