Cette année la matinale de RFM est assurée par Albert Spano et Elodie Gossuin du lundi au vendredi de 6h à 9h30. Nous sommes allés à la rencontre de ce duo tonitruant qui ne manque pas d’énergie et qui commence la saison sur une très belle lancée.

—> Qui a eu l’idée de ce nouveau binôme ?

Albert : C’est la direction qui nous l’a proposé

Elodie : Je pense que c’est en voyant que l’on se côtoyait l’année dernière puisque j’étais déjà sur le 6-9 et Albert sur le 9-13 donc nous nous croisions tous les matins, échangions, débriefions, câlinions, discutions, et je pense qu’ils se sont dit comme nous c’est à dire qu’humainement nous nous ressemblons. En radio, la magie marche quand on a la technique mais ce qui fait la différence c’est l’alchimie et quand il y a une véritable équipe. Il n’y a pas de duo d’animateur et le reste sur le plan secondaire, on est vraiment tous ensemble. Il n’y a pas de guerres internes, ni de problème d’égo. Même quand je suis de mauvaise humeur ils arrivent à me faire rire et ça c’est super important.

Albert : La base de la réussite c’est la bonne entente au départ. Dans l’équipe il y a Elodie et moi, et tous ceux qu’il y a autour sont extrêmement importants. Il y a Pascal qui produit, Julie qui s’occupe de tout ce qui est tournage, community manager et gestion des auditeurs, il y a Nicolas qui réalise. Et puis on a voulu apporter un côté un peu plus sérieux à notre émission, léger mais sérieux avec le ”journal des bonnes nouvelles” avec Sylvain Planchais le journaliste de RFM donc pour démarrer sur de bonnes bases il faut que cette petite équipe s’entende bien dès le début.

Elodie : J’ai pleinement confiance en Albert et en l’équipe. La radio c’est un boulot passion mais c’est un boulot dans lequel on donne beaucoup de nous même et c’est important de se sentir bien et je fais ma propre thérapie avant de prendre l’antenne donc je suis apte à transmettre aux gens, d’être dans la bonne humeur, d’avoir le sourire et la patate parce que c’est notre mission.

—> Albert tu retrouves une matinale, quel effet ça te fait de te lever aussi tôt le matin ?

Albert : Se lever tôt, ça passe. Ce qui est dur c’est au moment où le réveil sonne mais c’est c’est valable à n’importe quelle heure. Ce qui est beaucoup plus compliqué en fait c’est après, une fois que l’émission est finie, quand la pression retombe, c’est là que vient le coup de barre mais qu’il faut continuer à faire des choses pour le lendemain, et c’est beaucoup plus dur. Mais moi quand je viens le matin je suis avec mon deux roues, il n’y a personne dans les rues j’ai l’impression d’être le roi du monde, j’adore ça ! (rires)

Elodie : On n’est pas là par obligation, cette émission c’est un cadeau, c’est un boulot qu’on aime, on se lève pour quelque chose qu’on a envie de faire !

—> Et par rapport à ta précédente matinale à l’époque de Europe 2 ?

Albert : Ca n’a rien à voir parce que là c’est quelque chose qu’on nous a confié avec Elodie. La première on avait plus besoin d’un animateur pour mettre un petit peu d’ordre. Donc je l’ai faite, je me suis beaucoup marré mais c’était one shot, c’était un an. Aujourd’hui je suis vraiment animateur avec Elodie qui est animatrice. L’émission, c’est nous. On ne la tient pas mais on la porte. Aujourd’hui c’est quelque chose qui est beaucoup plus gratifiant et beaucoup plus grisant à faire.

—> Est-ce qu’il y a déjà eu des pannes de réveil depuis le début de la saison ?

Elodie : Non pas encore, et l’année dernière non plus. Moi j’avoue que j’ai déjà eu des soucis sur quatre ans mais c’est rare ! En quatre saisons de matinale je crois que ça m’est arrivé trois fois d’arriver vraiment en retard parce que mon soucis c’est d’habiter loin et ça m’est arrivé de ne pas anticiper suffisamment et d’avoir des problèmes de circulation. Je mets 5 réveils donc honnêtement je ne peux pas ne pas l’entendre.

Albert : Moi j’en mets deux mais on n’est pas à l’abris d’un incident, d’un problème.

Elodie : Moi j’ai la solution ! Mon mec me pousse du lit pour pouvoir se rendormir donc une fois que je suis par terre je suis bien obligée de me lever ! (rires)

—> On parle beaucoup de votre émission, elle a été nommée meilleure matinale radio par La Lettre pro de la radio, quel effet ça vous fait et quel est votre secret pour réussir ?

Elodie : On les a achetés et ça nous a couté très cher (rires)

Albert : Je connais François Carel, je lui ai donné 1000€ cash un matin, on ne les a pas fait gagner à l’antenne on les a gardé pour lui et il était content ! Non en vrai je regarde tout ça avec recul et avec mesure. Ca fait plaisir, c’est gratifiant, c’est super bien de commencer une saison comme ça mais il ne faut pas s’emballer, il faut continuer de travailler. Je ferai le bilan sur une année en fonction de notre évolution. On peut dire que notre émission a eu une belle naissance. Si je dois faire une fête énormissime je la ferai le 1er juillet après les 4 vagues de sondage.

Elodie : Tout à fait, on se remet en question en permanence, ce qui est important. Il faut être réguliers et pour le coup je trouve qu’on l’est depuis le début. Tous les jours à 9h30 je me dis que je suis contente de ce que l’on a fait, pas par prétention ou par manque de modestie mais parce qu’on réussi à faire ce que l’on s’était promis de faire à chaque fois.

Albert : Ce qui est également compliqué quand on fait de la radio à deux c’est qu’il faut que chacun ait une place bien définie et il ne faut pas que l’on se marche dessus parce que ça devient un brouhaha à l’antenne et ça avec Elodie on l’a trouvé tout de suite et pour ça on a beaucoup travaillé au mois de juillet. La base d’une émission est aussi dans la rigueur et c’est tout bête. Mais la réalité, ça reste les sondages.

Elodie : Tu as raison, les gens ont besoin de repères parce que c’est leur rendez-vous et c’est la course pour tout le monde le matin. Après on attend les sondages, peut être que l’on sera déçus, peut être que ce sera la fiesta du siècle et qu’on ouvrira le champagne, on verra bien ! Albert est perfectionniste et carré donc c’est un atout.

—> Expliquez-nous le rythme d’un matinalier.

Albert : J’ai une femme que je voyais tout le temps, je ne la vois plus ! (rires)

Elodie : C’est sûr que c’est compliqué mais il y a des journées idéales. Idéalement il faut avoir un créneau d’une heure pour faire la sieste. Dans l’idéal je ne finis pas trop tard le travail à la radio, je déjeune, je fais une sieste d’une heure et j’enchaine sur ma vie de maman pour pouvoir aller chercher mes enfants à l’école et être opérationnelle pour gérer les 4 et me coucher à 21h30. Idéalement c’est ça mais cette journée elle est vraie une fois sur 3 dans le meilleur des cas parce qu’il y a des aléas, il y a toujours quelque chose qui fait que ça ne roule pas mais bon c’est la vie et on ne s’en plaint pas !

Albert : Moi c’est de rester ici jusqu’à midi de rentrer, manger, dormir, d’aller faire un footing, de revenir travailler un peu sur l’émission du lendemain et d’aller chercher ma femme au travail parce que c’est tout bête mais le trajet pour rentrer ça nous fait déjà un temps précieux en plus à passer ensemble. Mais il ne faut pas rêver, je suis à un jour sur trois aussi. J’ai une motivation sans limites, ce qui ne veut pas dire que j’ai les dents qui rayent le parquet mais pour cette émission je ne serai jamais fatigué, jamais de mauvaise humeur et je ne me prendrai jamais la tête avec quiconque dans l’équipe.

—> Comment se passe le travail en équipe sur cette émission ?

Albert : On a un producteur qui nous chapote tous les deux, on a chacun notre rôle. Les jeux c’est Elodie qui s’en chargent parce que je pense que les gens adorent jouer avec Elodie donc à ce moment, je me mets un petit peu en retrait. On affine chaque jour mais on a carte blanche. Et puis on a Marc Antoine et Karine Ferri. Marc Antoine est là pour faire rire, parce que nous on est pas obligés d’être drôles, on doit être de bonne humeur mais Marc Antoine lui, il a cette obligation d’être drôle.

Elodie : Et puis il peut aborder des sujets plus lourds et trop délicats pour nous comme les primaires. Et on a cette possibilité d’aller à la pêche aux infos de dernière minute et de les disséminer dans l’émission et c’est ce qui fait qu’elle ne pourrait pas être enregistrée.

Albert : On n’a pas la prétention d’être la meilleure émission, en revanche en ce moment je pense que c’est nous qui sommes le plus de bonne humeur.

Elodie : On est fiers de ce qu’on fait, donc autant que les gens parlent de nous, c’est toujours mieux et c’est agréable d’ouvrir les réseaux sociaux pour nous en ce moment mais les gens en parleront s’ils aiment. Moi je ne veux pas qu’on dise qu’Elodie elle est miss France, moi je veux qu’on dise que le meilleur des réveils c’est super bien.