Laurent est encore en lice pour la finale de Koh-Lanta qui aura lieu sur Tf1 le vendredi 21 novembre. A quelques jours du verdict, l’aventurier s’est confié à Mediamag sur son aventure et sur ses projets à venir.

Koh Lanta

Vous aviez déjà participé à Koh-Lanta en 2011 où vous n’aviez remporté qu’une immunité individuelle alors que cette année il y a quatre victoires personnelles à votre compteur. Que s’est-il passé entre ces deux éditions ?
En 2001, c’était la découverte pour moi, je ne savais pas où j’allais mettre les pieds. J’ai tiré leçon de mes faiblesses et je me suis bien mieux préparé. Lors de mes entraînements, j’ai beaucoup travaillé sur mes faiblesses. Cette année, je suis arrivé sur Koh-Lanta avec une plus grande rage de vaincre. Je voulais casser la baraque. J’étais très déterminé.

 

On l’a vu dans l’émission, dès le premier jeu vous êtes deuxième et le téléspectateur a pu voir que vous étiez revenu pour gagner…
Oui, je suis venu en prédateur pour gagner. Je voulais que les autres candidats me voient comme un danger. Me faire éliminer car j’effrayais les autres ne m’aurait pas dérangé.

 

D’ailleurs, dans le premier épisode vous gagnez une immunité et dédier cette victoire à votre mère. On a tout de suite vu que c’était votre moteur…
Exactement. Au départ, j’avais prévu de ne pas parler de la maladie de ma mère. Je ne voulais pas qu’on s’apitoie sur moi. Mais une fois sur place, je n’ai pas pu cacher quel était mon moteur. Je me suis dit que ma souffrance à Koh-Lanta n’était rien par rapport à la sienne et je me suis transcendé pour elle. J’ai fait en sorte que ça devienne ma force et non pas une faiblesse. Par contre, je n’en parlais jamais sur le camp.

 

Lors de cette édition vous avez remporté de très loin la mythique épreuve du parcours du combattant. C’était important de remporter cette épreuve précisément ?
Pour moi, le parcours du combattant c’est l’épreuve la plus importante. La remporter équivaut à être le plus fort. Après ma victoire, j’ai vu qu’on commençait à me craindre sur le camp. D’ailleurs tous mes entraînements portaient sur cette épreuve.

 

Vous avez aussi remporté l’épreuve de dégustation avec Philippe en mangeant un œil de barracuda. C’est comment l’œil de barracuda ?
Le plus difficile n’est pas le goût mais la texture. Quand on mâche le cartilage, on a l’impression que c’est du verre. Il faut le mâcher longtemps avant pour faciliter le passage dans la gorge, mais c’est dur. Cette victoire à la dégustation est une grande fierté pour moi qui suis très difficile en nourriture.

 

L’île Tenga où vous viviez était très hostile et pourtant avec les jaunes vous n’avez pas beaucoup aménagé votre camp. Vous avez eu une baisse de moral ?
Non, on n’a pas eu de baisse de moral mais on a choisi de s’économiser pour les jeux. Les treks dans la forêt pour rapporter du bois sont très énergivores et on a préféré garder nos forces pour remporter les jeux. Plus c’était dur, plus il y avait de difficultés et plus j’aimais mon aventure car je ne suis pas venu à Koh-Lanta pour être en vacances. Je voulais vraiment en baver.

 

Au moment de la réunification vous êtes 3 jaunes face à 5 rouges. A aucun moment vous n’avez imaginé que les rouges allaient éliminer les jaunes un par un ?
D’habitude à Koh-Lanta, les équipes restent par couleur. Or, cette année on a passé les trois premiers jours tous ensemble et ça a été décisif. Les affinités nées à ce moment-là ont primé sur la couleur au moment de la réunification.

 

En 2011, vous étiez dans la même équipe que Martin, où une réelle amitié est née. Cette année, les téléspectateurs ont vraiment pris conscience des réels liens qui vous unissaient à la fin. Vous n’avez dévoilé votre alliance qu’à la dernière minute pour maximiser vos chances à tous les deux ?
Non, pas du tout. On a annoncé tout de suite dans les conseils qu’on voulait aller ensemble mais on ne l’a pas mis en avant. Contrairement à Philippe et Moundir qui ne voulaient pas révéler leur alliance, avec Martin on ne s’en cachait pas. Sur le camp, on était tout le temps ensemble. Au début, on a fait le tour de l’île ensemble, mais on ne voulait pas trop le montrer car c’était dangereux pour nous.

 

A la toute dernière épreuve d’immunité, il n’y plus que Martin et vous. Lui, n’avait pas besoin du totem car il a un collier d’immunité. Est-ce que vous espériez qu’il vous favorise en vous laissant gagner pour que vous soyez tous les deux assurés d’être parmi le carré final ?
Non, avec Martin on est proche, mais dans les épreuves on devient les pires ennemis. Il y avait une très grosse compétition entre nous. On s’était dit que c’était à celui qui gagnerait le plus d’épreuves. Je lui en aurai même voulu qu’il me laisse gagner cette épreuve.

 

Est-ce qu’aujourd’hui tout va bien avec Teheiura malgré sa trahison dans le jeu confort ?
C’est oublié. On est grands, c’était juste dans le jeu. Avec la faim, on n’est plus nous-mêmes. Il a compris mon vote contre lui. Après le tournage, quand on s’est retrouvé on en a parlé et c’était terminé.

 

Lors des précédentes éditions, certains candidats étaient motivés par le gain de 100.000 euros. Cette année, on a vraiment eu l’impression que les candidats étaient plus motivés par le challenge ?
Chacun avait un but. Moi, je voulais me faire plaisir. Philippe rêvait des poteaux et Moundir qu’on n’éteigne pas sa flamme. Après, il y en a qui ont dit que l’argent en jeu ferait plaisir à leur banquier.

 

Accepteriez-vous de participer aux « Anges de la télé réalité » comme certains anciens participants à Koh-Lanta, notamment Anthony qui avait participé à la même édition que vous ?
Non, aucune chance.

 

Le 16 novembre vous avez lancé les Sunday Survivor. Pouvez-vous en dire quelques mots ?
Au début, chaque participant tire au sort un bandana de couleur dans un sac pour former quatre équipes. On fait du sport avec un esprit fun. Il y a des jeux à l’aveugle, des parcours du combattant, avec pour but le dépassement des limites. Il y aura prochainement des dégustations. L’objectif but c’est aussi de travailler le mental, l’esprit d’équipe, l’entraide. Je veux partager mon style d’entraînement, ma philosophie et aussi mon aventure avec les personnes qui n’ont pas eu la chance de participer à Koh-Lanta. J’ai commencé dimanche dernier et ça c’est super bien passé. En plus, il a plu, ça a rajouté de la difficulté. C’était un bel entrainement. J’ai reçu des remerciements qui m’ont beaucoup touché.
J’ai aussi un projet de camp de survie pour 2015 avec Teheiura mais il vit dans le sud et c’est compliqué à mettre en place vu nos emplois du temps respectifs. Ce projet me tient vraiment à cœur.

Merci Laurent!

Par Laura Bruneau