Depuis le 9 février dernier, la troupe de l’adaptation française de « Saturday Night Fever » se produit au Palais des Sports de Paris avant de partir en tournée à travers la France. Une comédie musicale joyeuse, entrainante pour revivre la folie des années disco.

A peine a-t-on pénétré dans la salle de spectacle que l’ambiance disco est déjà présente : des boules à facettes ornent le plafond. Le spectacle commence pas un pré-show : environ 15 minutes avant le début, le volume de la musique augmente. On peut alors entendre Boney M ou « We are Family » des Sister Sledge, avant qu’un décompte ne s’affiche sur le rideau pour les 5 dernières minutes à patienter. Il ne faut surtout pas être en retard pour profiter de tout.

Premier à apparaître sur scène, Gwendal Marimoutou qui interprète le narrateur de l’histoire de Tony et Stéphanie, mais aussi le DJ de la boîte de nuit L’Odyssée 2001. Pour lui, pas besoin de perruque disco, sa chevelure naturelle est parfaitement adaptée à ce rôle. Dans leurs costumes à paillettes les artistes brillent de mille feux.

Les chansons – pour la plupart des Bee Gees – sont interprétés en live par Stephan Rizon, Flo Malley – tous deux révélés par différentes saisons de  The Voice – et Nevedya.

Mais les stars du show sont incontestablement Fauve Hautot et Nicolas Archambault qui donnent vie à Stéphanie Mangano et Tony Manero. Danseurs professionnels, ils s’en sortent aussi très bien dans les parties jouées, alors que la comédie n’était pas leur métier à l’origine. Fauve a le droit à un très beau solo, lorsqu’elle se trouve au studio de danse seule et se met à danser sur une  boule à facettes. Le tableau sur « You should be dancing » est vraiment très réussi. Et tout cela grâce au trio Stéphane Jarny (metteur en scène), Malik Le Noste (chorégraphe) et Stéphane Roy (scénographe).

La troupe de danseurs est aussi très douée. Dans la première partie, elle monte dans les gradins pour faire danser le public. Au début, c’est très timide, mais à la fin de l’entracte – avant que le spectacle ne reprenne réellement – Gwendal et quelques danseurs reviennent sur scène pour apprendre au public quelques pas de disco. Une chorégraphie utile à mémoriser car à la fin du spectacle, après le salut, tout le monde est mis à contribution : il s’agit alors de reproduire la chorégraphie apprise pendant l’entracte sur « Saturday Night Fever » version Kylie Minogue, avec toute la troupe.

Saturday Night Fever

Les décors sont un judicieux mélange entre projections et décors en dur installés sur une plateforme tournante qui permet un changement de lieu facile : de la chambre de Tony Manero, en passant par la quincaillerie où il travaille, un terrain de basket et le studio de répétition. On apprécie lorsque Tony est dans sa chambre et change de tenues : à plusieurs reprises ils se retrouvent à jouer uniquement vêtu d’un slip.  A noter que les parents de Tony apparaissent uniquement sur écran, interprétées par Lionnel Astier et Agnès Boury

La seconde partie est moins longue et moins rythmée que la première car présentant des titres plus lent comme « How deep is your love ». Les décors évoluent encore : les jeunes danseurs du samedi soir se retrouvent près d’un pont et dans une voiture décapotable, qui est réellement sur scène et qu’ils utilisent dans leurs chorégraphies. Ca rend vraiment très bien.

Pile 40 années après la sortie du film, cette comédie musicale ets une réussite : on s’amuse, on danse et on replonge dans les années 70 et leur univers disco.

« Saturday Nigth Fever » au Palais des Sports de Paris jusqu’au 30 avril puis en tournée en France et en Belgique du 13 mai 2017 au 27 janvier 2018.