Haro est une pièce de théâtre de Léna Bokobza-Brunet, mise en scène par Léna Bokobza-Brunet et Sara Delaby-Rochette avec les comédiens : Ana Blagojevic, Nicholas Bochatay, Léna Bokobza-Brunet, Sanda Bourenane, Matthieu Carle, François De Gregorio, Leonor Oberson et Damien Sobieraff.

                                                               HARO : le cri d’une soirée

Mais que signifie HARO ? C’est une « expression ou manifestation d’indignation, de réprobation. Un cri pour contrer les ennemis » C’est le cri d’une génération qui s’élève contre sa propre incapacité à communiquer.

Haro c’est le parcours de huit personnages dont les chemins vont se croiser et de décroiser. Ils s’appellent Orphée, Thomas, Misha, Tristan et ont du mal à se construire. Ils s’appellent Alice, Diego, Selma, Baltazar et sont incapables de se lier les uns aux autres. Incapables de s’aimer. C’est tout ça Haro. Une nuit. Ce soir, nous danserons sur le vieux monde.

8 protagonistes avec des forts caractères bien distinct sont réunis à un anniversaire pour en découdre avec le mal du quotidien. Chaque personnage éprouve son mal être au travers de scènes collectives entremêlées de monologues très personnels. Les personnages ont un vrai échange avec le public qui se fait par le biais d’une mise en scène cassant le quatrième mur. La communication chez eux est donc mise en avant, ils n’arrivent pas à éprouver leurs sentiments dans les contextes prédisposés de la vie mais ils vont le faire ce soir, le temps d’une nuit face au public. Leurs points communs ? Le détachement familial, l’amour, la communication

 Haro explore les êtres humains, leurs relations et leurs amours. Lena Bokobza-Brunet considère qu’il y a plusieurs couches dans son écriture : l’amour et le lien avec les parents,

Le père est une thématique importante pour l’auteure. Elle a commencé à écrire le projet il y a 2 ans, c’était des petites scénettes qui se sont mises en place pour former une trame complète avec le groupe qui s’est constitué au fur et à mesure.

Lena et Sarah ont en effet beaucoup écouté les acteurs et restent à leur écoute pour que la pièce soit en perpétuelle évolution. Elles sont très inspirées par ce que notre génération traverse politiquement, par les relations, par les réseaux sociaux et les personnes qui s’engagent virtuellement mais qui parfois ne savent pas le faire dans la réalité.

Sara Delaby-Rochette la co-metteuse en scène explique : « Nos parents ont vécu leurs expériences qui étaient fortes et ce n’est pas pour ça qu’on ne peut pas vivre les nôtres et créer quelque chose. »

La pièce est touchante, réelle et donne une profonde réflexion sur la communication, l’importance des repères et de la considération. Les acteurs jouent avec sincérité et une justesse incroyable tout en laissant place à un peu d’improvisation qui rend le thème encore plus percutant. Les textes sont bien écrits avec beaucoup de bienveillance et de maturité, on rit, réfléchit et pleure. L’œuvre est destiné à tous les publics et nous conseillons vivement d’aller la voir.

La pièce est jouée le lundi (21h) et le mardi (19h) au théâtre « Le Funambule Montmarte » dans le 18ème jusqu’au 4 juillet.

Pour prendre sa place, c’est ici : http://www.billetreduc.com/185427/evt.htm

Par Tristan Munoz