Après un premier EP “Lux” sorti en janvier 2019, le premier album de G.D.ON, “Aencré”, sort ce 27 janvier. Ce groupe de rock francophone, dont le crédo est de faire une musique accessible avec des influences rock se prête au jeu de l’interview pour Mediamag. Rencontre avec le fondateur et le chanteur du groupe, Geoffrey Dauvillaire.

Depuis combien d’années êtes-vous artiste ?

Je suis musicien depuis longtemps, j’ai dû commencer à jouer vers l’âge de 15 ans avec des amis. J’ai toujours joué dans des groupes. G.D.ON a été créé il y a un peu plus de deux ans. A côté de cela, je suis professeur des écoles.

Qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ?

Le plus important est de prendre du plaisir en étant avec des amis de longue date. La création est importante aussi : composer, écrire des textes. Cela permet de s’évader, de faire quelque chose de plus stimulant même si j’adore également mon métier d’enseignant. Je n’oublie pas concerts même si c’est compliqué en ce moment…

Justement, la situation sanitaire n’a-t-elle pas été compliquée à gérer pour votre groupe ?

Il y a des artistes qui mettent leurs projets en stand-by et d’autres qui continuent. On a décidé de sortir cet album le 27 janvier 2021 car si on se met à l’arrêt, on ne fait plus rien. Ce n’est pas mon genre de me laisser aller. Pour les groupes peu médiatisés comme nous, c’est en concert qu’on vend le plus de disques bien ce que ce format n’est pas forcément le plus vendu de nos jours…

Pendant le premier confinement, j’avais créé une playlist sur Youtube pour les artistes où je partageais les clips d’amis musiciens et pas seulement, ce qui m’a permis de faire des découvertes. On avait créé un clip et une cagnotte solidaire pour l’association des Petits Frères des Pauvres.

Comment trouvez-vous l’inspiration pour composer ?

Ça peut être par la découverte d’un texte. Ce fut le cas avec celui d’un journaliste de La Voix du Nord, Alain Ledrôle. L’inspiration peut venir aussi avec un mot, une phrase. Je commence toujours par faire du guitare/voix au début ou bien avec un riff de batterie.


Vous êtes également instituteur, vous arrive-t-il de faire chanter vos élèves ? 

Je ne leur fait pas chanter mes chansons car c’est compliqué par rapport à leur âge (j’enseigne en maternelle, ndlr) mais je leur fais découvrir des chansons différentes qu’ils écoutent. Ils écoutent un peu de tout et s’intéressent à toutes les musiques. Ils sont fascinés par le fait de voir quelqu’un jouer. Il y a un mélange entre la fascination et la timidité.

Que signifie le titre de votre premier album, « Aencré » ?

C’est un jeu de mots pour avoir un double sens notamment par rapport à notre EP, “Lux” car on avait fait un travail avec de l’encre.

Boîtier de l’album “Aencré”.

Tout le artwork est fait par le guitariste du groupe qui est aussi graphiste. C’est lui qui a fait toute la pochette à l’encre et à la main.
Ça donne un petit air de tatouage que l’on apprécie beaucoup dans le groupe.

De quoi parle-t-il ?

J’aime pas partir sur un thème précis, le crédo de G.D.ON est de faire une musique accessible sans renier toutes les influences. J’ai des influences rock, voire métal, heavy ou punk. Par rapport à ma manière de composer, j’écris toujours des textes assez sensibles. Je démarre toujours par du guitare/voix. Il y a toutes les influences rock qui reviennent avec les arrangements, avec des sonorités variété et pop.


Ça parle de tous les sujets : ça va de l’importance d’aller voir des personnes âgées, d’autres sujets plus superficiels, d’autres qui traitent de la violence conjugale. Je veux trouver un vrai sens au texte. J’aime pas faire des chansons qui n’ont pas de sens véritable. Je ne fais pas des chansons pour danser. Souvent mes chansons sont assez lentes, avoir un vrai sens dans le texte. Ce sont des chansons que l’on va écouter dans le calme.


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