A Mediamag, on n’est pas coutumier des spectacles d’Opéra, que ce soit en chant ou en danse. Néanmoins, nous avons eu l’opportunité d’assister à la générale de « La Flûte Enchantée », opéra composé par Mozart, interprétée par le Béjart Ballet Lausanne. L’occasion pour nous de découvrir cette œuvre sur scène, en version dansée.

Première surprise, la danse de Béjart est classique mais surtout contemporaine. Les tous premiers pas des danseurs sur scène nous feraient presque oublier qu’on assiste à un ballet. Les costumes sont aussi modernes. Exit les tutus en tulle. Ici, le jeune Papageno ressemble à Peter Pan mais avec un costume bleu. Il y a aussi trois augustes en salopettes.

« La Flûte Enchantée », c’est avant tout une histoire, celle du prince Tamino, que la Reine de la Nuit charge, avec l’aide de l’oiseleur Papageno, de sauver sa fille Pamina retenue prisonnière par Sarastro. Tamino recevra alors une flûte enchantée qui le protègera et Papageno un carillon magique. Comme Hercule doit réaliser ses 12 travaux, ici Tamino en pantalon rouge doit réaliser plusieurs étapes pour délivrer la princesse.

Il ne faut pas oublier que l’œuvre de Mozart est interprétée en allemand. Toutefois, l’un des danseurs joue le rôle du narrateur, prête sa voix aux différents personnages et donne, en français, des éléments qui aident à la compréhension de l’histoire.

Cette interprétation créée par Béjart en 1981 est très marquée par l’utilisation de nombreuses cordes mais aussi de formes triangulaires, et de symboles, comme l’équerre et le compas associés à la Franc-Maçonnerie .

Certes, c’est assez long, près de 2h45. Ici la musique n’est pas jouée en live mais c’est un enregistrement qui est diffusé. Ce qui ne vous empêchera pas de reconnaître le célèbre Air de la Reine de la Nuit interprété par la cantatrice.

Il y a peu de décors, l’éclairage est assez simple : ce qui compte dans cette version c’est la danse, l’interprétation qu’en livrent les 40 artistes présents sur scène.

« La Flûte Enchantée » par le Béjart Ballet Lausanne du 7 au 11 février au Palais des Congrès de Paris. Du mercredi au samedi à 20h30 et le dimanche à 15h.

Crédit Photo : Gégory Batardon