On vous l’avait dit : ce week-end s’il fallait choisir une destination, c’était bien Nort-sur-Erdre, en Loire-Atlantique ! Dans le parc du Port Mulon, près de 45 000 festivaliers se sont retrouvés pendant trois jours, pour célébrer l’été en musique et surtout, les 20 ans du Festival La Nuit de l’Erdre !

Pour fêter ses 20 ans, le Festival avait misé sur une programmation dingue, et avait même rajouté une journée de concerts, « un gros travail pour les équipes » selon Olivier Tenailleau, programmateur du festival. Si le festival reste « petit » – 15000 festivaliers par jour -, c’est aussi pour favoriser le bien- être des spectateurs, tout en leur proposant une programmation éclectique, pour plaire aux petits et aux grands !

Résultats de nombreux mois de travail, de discussions et de « relations de confiance instaurées entre le festival et les équipes des artistes » : trois jours où nantais, bretons -et même d’autres festivaliers venus de plus loin – ont profité de concerts d’une grande qualité !

Mediamag était sur place le dimanche : on vous en dit un peu plus ?

Solar Project

16h00 : le groupe Solar Project (dont une interview sera à retrouver très vite !), ouvre le bal. S’il faisait déjà chaud pour les spectateurs, Solar Project n’a rien arrangé en mettant le feu sur scène ! Ce groupe nantais, gagnant du concours Trans’plin organisé par le festival, nous a enchantés avec ses rythmes funk, soul, jazz et ses beats afro-américains -on vous le dit, leurs titres valent le détour. Floriane, la chanteuse, nous a emportés avec une voix qui ressemblerait presque à celle de Selah Sue, et un look qui nous rappelle Amy Winehouse. Parfait. Le groupe est prêt à arpenter des salles plus grandes, et faire danser encore plus de spectateurs sur leur musique incroyable.

Steve’N’Seagulls

Puis, c’est un groupe finlandais qui se lance sur scène ! Habillés comme des fermiers américains, les membres de Steve’N’Seagulls nous donnent presque envie de changer de vie et de devenir cow- boys ! Le groupe reprend des tubes du rock et du métal anglais et américain, dans une version country -on a même noté des instants celtiques ! – et nul besoin de dire que ça fonctionne bien ! Le public se retrouve vite à danser, et se prend au jeu totalement fou du chanteur, qui se lance dans des mots en français pour discuter un peu avec les spectateurs! Un de nos coups de cœur !

Vianney

La scène française était bien représentée lors du festival : Bernard Lavilliers a fait chanter les spectateurs (ne dites rien, mais on a vu quelques journalistes pousser quelques notes…), puis Vianney nous a encore une fois, charmés ! Le chanteur, habitué des festivals, est arrivé sur scène avec Pauline, sa guitare dessinée par Castelbajac. Vianney a repris les chansons de ses deux albums, mais aussi La groupie du pianiste : et même s’il arrive au jeune chanteur de se tromper dans les paroles, il en sourit, en rit même, et c’est cette sincérité que l’on aime ! Mais ce n’était pas la seule surprise du jour : alors qu’il est d’habitude seul sur scène, avec sa pédale magique, Vianney avait fait appel à deux musiciens, acclamés par le public ! Le chanteur -qui a été serveur au Croisic et donc, un peu ligérien dans l’âme -, a rappelé qu’il avait fait la première partie de Shakaponk au début de sa carrière (Shakaponk et Vianney étant sous le même label, Tôt ou Tard) et leur a donc envoyé des ondes positives pour leur concert, prévu 1h30 après. Magique!

Petit Biscuit

Ce fut ensuite le tour de Petit Biscuit : à bientôt 19 ans, Medhi de son vrai nom, a pris confiance en lui, et tant mieux ! Le jeune DJ ose communiquer avec le public, le fait danser et sauter… en somme, il assure et tout le monde est ravi ! Alors que la nuit tombait, Petit Biscuit a su réchauffer encore plus l’ambiance et son set est passé à une vitesse folle ! S’il déchaîne les foules en festival, on n’ose pas imaginer dans un Zénith, mais on aimerait bien l’y voir !

La fin de soirée s’annonce : le groupe Shakaponk est chargé de terminer les festivités ! Lors de la conférence de presse, Frah et Samaha ont annoncé que le groupe fêtait ses 15 ans : de longues années de travail, tant musical que technique, pendant lesquelles le groupe ne s’est trouvé que rarement sur les radios. Ce qui fonctionne avec eux ? Le côté loufoque et pourtant si terre-à- terre de ses membres : Frah et Samaha n’ont pas hésité à rappeler leur engagement pour l’écologie, en appelant chacun d’entre nous à faire de petites choses pour améliorer notre quotidien. Un discours engagé qui nous a passionnés. Le groupe en a profité pour annoncer qu’il ferait une Cigale à la rentrée, et pour les nantais, rendez-vous en mars 2019 pour un concert au Zénith !
Ce qui vous attend : une scénographie digne d’un film de cinéma, des chorégraphies gérées à la fois par Frah et Samaha, en cohésion parfaite avec leurs personnages animés sur grand écran, une lumière qui nous fait entrer dans un monde rock dont on ne veut plus sortir, et des voix majestueuses. Tout cela au rythme d’une reprise de Nirvana que l’on attendait, et que l’on aurait aimé écouter encore des heures puis des reprises de Prince et de David Bowie que l’on n’attendait pas, et qui ont réveillé la nostalgie de certains. Le groupe a évidemment chanté ses titres, suivi par un public enchanté, dans une ambiance indéfinissable.

Un dimanche réussi en somme : des artistes internationaux et français, pour une programmation qui a plu et que l’on pourrait revivre cent fois !

Merci au festival La Nuit de l’Erdre de nous avoir permis de vivre cette journée, et d’être aussi sympathique : on se donne rendez-vous en 2019 ?