Le film de Houda Benyamine avait reçu le prix de la Caméra d’Or en mai 2015 au Festival de Cannes et sort aujourd’hui en salles.

Divines, c’est l’histoire de deux jeunes filles venant des quartiers de banlieues, Dounia (Oulaya Amamra) et Maimounia (Déborah Lukumuena) qui vont renverser les codes sociaux. Rêvant d’une vie où l’argent facilite la quête rapide vers la pyramide de Maslow, les deux copines décident de travailler pour un dealer, ou plutôt une dealeuse.

Si leur façon de s’habiller et de parler les rend peu féminines, Rebecca (Jisca Kalvanda), la dealeuse, va les dôter d’encore plus de virilité. A travers des répliques qui vont devenir cultes telles que « les mecs c’est comme les chiens, plus tu leur montres que t’as peur plus ils te bouffent » ou « toi t’as du clito! », les trois rebelles vont redéfinir la question du genre pendant 1h45.
C’est d’ailleurs le vouloir de la réalisatrice Houda Benyamine, qui cherche à nous faire réfléchir sur la question de la féminité, la masculinité et l’égalité des sexes. Elle reussit à renverser les codes à tel point que le personnage qui comporte le plus de féminité dans sa façon d’être est un garçon, Djigui (Kevin Mischel), le danseur sensuel dont Dounia tombera amoureuse.

© allocine.fr

Dounia et Djigui © allocine.fr

Ce film qui mèle humour, émotion et féminisme n’en oublie pas d’être engagé, et nous ramène à la réalité que vivent les jeunes dans une société inégalitaire, où misère sociale et avenirs incertains ont fait perdurer les émeutes de 2005, c’est d’ailleurs juste après que Houda Benyamine va écrire Divines.
Il sort en salles aujourd’hui et il vaut surement le coup d’oeil.