A travers le prisme de la détestation, la réalisatrice Joséphine Duteuil, âgée de 24 ans, nous dépeint les portraits de six jeunes journalistes. 

Des récits contemporains

Le journalisme serait écartelé entre défiance et confiance. Tel est le constat, certes paradoxal, que dresse Détestés ?. A travers les itinéraires de six jeunes journalistes, ces courts métrages de neuf minutes, tendent à rendre compte des diverses facettes du journalisme contemporain. Tournés en décors naturels, ces récits s’en trouvent d’autant plus modernes qu’ils abordent des sujets d’actualité tels que le mouvement des gilets jaunes ou la crise climatique.

La quête de sens

Issus d’écoles prestigieuses, ces jeunes journalistes oscillent entre idéaux personnels et professionnels. Tous sont, en effet, tiraillés par des conflits de valeurs. C’est au prix de concessions que tous aspirent à inscrire leurs convictions – au risque de les dénaturer – dans les arènes publiques. Alors, Madjid demeure-t-il indépendant en travaillant pour une chaîne publique ?

Un quatrième pouvoir

A travers le prisme de la détestation, ces portraits nous éclairent également sur le souhait de certains de museler les médias. Devenue protéiforme, l’intimidation dans les médias, est désormais l’apanage tant des politiques que des trolls. Ainsi, la caméra subjective nous permet de voyager au coeur d’un quatrième pouvoir autant détesté que nécessaire à toutes démocraties. 

Des supports pédagogiques

Destinés à un public de lycéens et de collégiens, ces courts métrages mettent en lumière les angles morts d’une profession qui s’exprime rarement. En effet, des grandes écoles aux chambres de bonnes, ces journalistes nous livrent également le récit de la précarité. La combinaison des gros plans et des plans rapprochés contribue à tisser une proximité avec ces jeunes professionnels.

Ces courts métrages feront désormais partie des supports utilisés par les journalistes lors de leurs interventions auprès des scolaires et des structures socio-culturelles. Retrouvez les sur la chaîne youtube de l’ESJ Lille.

Eléonore Sirabyan