Le festival de cinéma Franco-Américain s’installe sur les Champs-Elysées du 15 au 22 juin. A l’honneur cette année : la Nouvelle-Orléans !

Avant-premières, films en compétitions, tables rondes, rencontres et concerts durant 8 jours… Le festival promet d’être rythmé ! Nous avons donc pris notre accréditation pour vous rendre compte de ce rendez-vous cinématographique sur la plus belle avenue du monde.

Les projections ont lieu dans différents cinémas répartis dans le même quartier. Nous commençons donc par nous diriger vers Le Lincoln pour le premier film. La salle s’annonce complète, car de nombreux curieux veulent voir ce film qui a obtenu la Caméra d’Or du Festival de Cannes cette année !

Jeune femme, de Léonor Serraille.

Paula est une trentenaire, vivant une période difficile de sa vie juste après être revenue sur la capitale : séparation, recherche de job et de domicile… Tout ça avec un chat (très mignon) sous son bras ! Elle décide donc de reprendre sa vie en main en cumulant deux activités et en s’ouvrant au dialogue social.

Tout au long de Jeune Femme, les dialogues sont rythmés, précis et ne laissent pas beaucoup de place à l’improvisation. Entre répliques justes et séquences enchaînées, nous sommes happés par la prestance de Laetitia Dosch, qui joue parfaitement bien le rôle d’une femme désorientée et parfois psychiquement dérangée.

La réalisatrice Léonor Serraille capte dans son premier film le regard vairon de l’actrice principale et l’expression de son visage jusqu’à son front, marqué par les aléas de la vie.

Une tragi-comédie en compétition qui se doit d’être récompensée pour la performance de Laetitia Dosch et le rythme du scénario soutenu par de belles répliques !

Nous remontons l’avenue pour atterrir à l’avant-première des Grands esprits, à l’UGC George V.

Les grands esprits d’Olivier Ayache-Vidal

Denis Podalydès incarne dans ce film un professeur du prestigieux lycée Henri IV à Paris. Sauf que celui-ci est muté pour une année en collège de banlieue classé REP + (Réseau d’éducation prioritaire). Il rencontre alors ses nouveaux élèves dont un, particulièrement dur.

Le réalisateur est allé chercher ses acteurs directement dans le lieu concerné : le collège Barbara, à Stains. Les scènes sont donc plus réelles que jamais avec les « vrais » élèves de l’établissement ! Ils étaient d’ailleurs présents en nombre dans la salle pour admirer leur performance (et en faire quelques souvenirs avec des séquences du film enregistré à coups de Snap).
Petite anecdote, le réalisateur chuchotant à ses acteurs en herbe « éteignez vos téléphones les enfants ! » avant le début du film.

Un long métrage vivement applaudi à la fin… Avec quelques larmes en plus !

Une comédie pleine de vérité, dénonçant parfois le laxisme de l’éducation nationale envers les établissements de banlieues difficiles. Ne rien lâcher, jamais !

Après cette projection pleine d’émotion, nous partons sur la terrasse du Publicis pour voir le live de Camp Claude. Nous arrivons sur un rooftop avec une vue à couper le souffle entre Arc de Triomphe, couché de soleil et Champs-Elysées.

Arrive le groupe franco-américain Camp Claude applaudi chaleureusement. 

Fin d’une première journée au #CEFF2017 !