On vous en parlait déjà en 2015 alors qu’ils s’apprêtaient à sortir leur premier disque, encore inconnus du grand public, Bigflo et Oli sillonnent maintenant les zéniths de France, affichant chaque fois complets. Ils sont déjà venus rencontrer leur public de Dijon, Lille, Nantes, Montpellier et même Bruxelles, après un deuxième album « La Vraie Vie » vendu à plus de 100 000 exemplaires. Les frères Toulousains étaient hier soir au Bordeaux Métropole Arena.  MediaMag a pu y être, on vous raconte tout.

Comme l’indiquait en début de soirée l’énorme queue devant la nouvelle salle de concert, les Bordelais, petits comme grands, avaient bien fait le déplacement. Mais, la foule a rapidement été répartie dans le vaste zénith remplissant les 11 000 places, et à 19h45, « DJ Bens » était déjà sur scène pour créer une ambiance de boîte de nuit. S’il mixait des musiques en vogue en ce moment, comme « Réseaux » de Niska, il voulait aussi divertir le public en diffusant  « Libérée, délivrée » ou la fameuse « Bella Ciao », chanson bien connue des adeptes de Netflix.

20h26 : Pas encore de trace des deux Toulousains, mais un autre duo, « Les French Fuse », connus pour revisiter avec un launchpad et un synthé les bruits du quotidien, monte sur scène. Ils mobilisent alors le public pour chantonner le refrain de leur dernier titre « Coccinelle, où es-tu ? », avant une dernière photo de groupe.

21h : Les écrans s’allument et laissent place à une petite vidéo de présentation des deux frères, un récit simple et touchant teinté d’humour. Eh oui, que les choses soient claires dès le début, « Bigflo c’est le plus âgé, et le plus mince. Oli, le plus jeune mais le plus grand ! ». C’est alors Bigflo qui démarre la première chanson de l’album, du même nom de ce dernier : « La Vraie vie », sur une scène joliment décorée, relayé ensuite par son frère, avant d’enchaîner avec  « La vie normale ».

Tout au long du concert, ils n’hésitent pas à taquiner le public bordelais, connu pour se quereller un peu avec les habitants de la « ville rose ». Ils font preuve de beaucoup d’humour, en évoquant le fameux « malaise de début de concert ». Mais, hors de question de le faire durer plus longtemps, ils incitent tout le monde à sauter pour se mettre à l’aise !

S’enchaînent ensuite les musiques phares de leur premier album : « Gangsta », « Comme d’hab »,  « Aujourd’hui », « Nous aussi », avant de changer de registre pour « Salope » … Petite mention spéciale pour cette chanson, accompagnée au violoncelle.

Ils sont ensuite rejoints par Fabian, invité d’honneur puisqu’il s’agit de leur papa pour la chanson en son nom. Une chanson vivante, avec des petits couplets en espagnol du papa, chanteur de salsa, en référence à son pays l’Argentine. Une grande place est là aussi laissée aux instruments puisque Bigflo se saisit de la batterie, et Oli de la trompette, les deux instruments qu’ils ont étudié dans leur enfance. Un beau portrait de famille s’offre alors à nous…

Dans leur décor, ils en profitent pour raconter des petites anecdotes, un moyen d’enchaîner sur « Trop tard ».

On aurait pu se croire ensuite dans un combat de boxe, Big Flo vs Oli, puisque les deux frères se lancent dans un duel, avec des textes rappés pointant les défauts de l’autre, chacun se saisissant d’un côté du public. Ils arrivent là encore à faire preuve de beaucoup d’autodérision, mais avec un public si chaud, impossible de les départager..  Ce duel « bon enfant » se termine alors en chifoumi.

Les deux frères inséparables sont vite de nouveau en harmonie pour « Autre part », avant de prendre le temps de nous présenter leurs musiciens, dont un violoncelliste et un pianiste/bassiste, tous deux amis de longue date.

C’est ensuite le champion de France de beat boxe 2016, Wawad qui les rejoint pour là encore nous raconter une histoire, une façon de nous plonger dans leur univers. Bigflo se remet à la batterie tandis qu’Oli se lance en improvisation sur un texte mettant à l’honneur la ville bordelaise.

 Crédit: Bordeaux Métropole Arena (Instagram)

Réputés pour leur sympathie envers leurs fans, ils nous l’ont encore rappelés ce soir, en faisant monter un jeune homme sur scène pour réciter le couplet le plus rapide de « Ça va trop vite », avant de nous épater eux-mêmes en la rappant avec un débit presque inhumain.

Et pour finir ce concert en beauté, rien de mieux que d’enchaîner les chansons les plus connues :  « Je suis », faisant honneur à la pluralité de la France, « Dommage », chanson que tout le monde connait par cœur, « Personne », dernier moment de la soirée pour se défouler, ils n’ont d’ailleurs pas hésité à se glisser dans la fosse, pour être encore plus en contact avec le public ! Après près de 3h de concert, dernier moment de fusion avec « Alors alors ».

En résumé : Un duo sympathique et naturel qui a su conquérir une communauté capable de terminer tous les couplets des morceaux, des textes forts en sens, une grande place laissée aux instruments, aux petites anecdotes, et un message fort qu’ils voulaient transmettre ce soir : « croire en ses rêves ».

Et si votre rêve est de les voir en concert, rassurez-vous, le public bordelais a eu la bonne surprise d’apprendre qu’ils reviendront à Bordeaux, le 25 novembre prochain. Autre rendez-vous : le 8 décembre 2018 à l’Accord Hotel Arena de Paris. Et si vous voulez en profiter pour faire une bonne action, une nouvelle date au Zénith de Toulouse est prévue le 16 avril, où tous les bénéfices seront réservés au Secours Populaire.

Alors, Alors, vous attendez quoi ?