Après une trilogie « American Nightmare », la maison Blumhouse du célèbre producteur Jason Blum a décidé de sortir non pas vraiment un quatrième volet à la saga à succès mais un préquel. « American Nightmare 4 : Les Origines »,  film d’horreur, a donc pour ambition d’expliquer aux fans de la franchise la genèse de cette tradition : la purge…  Le film sort en France ce mercredi 4 juillet.

Après trois films à succès (le dernier ayant enregistré plus de 118 millions d’entrées dans le monde !), il fallait bien un nouvel opus à la saga « American Nightmare » initiée en 2013, et quoi de mieux qu’un préquel ? C’est très à la mode les préquels, « Star Wars » vient d’en sortir un.

« American Nightmare 4 : Les Origines », comme son titre l’indique, vient expliquer aux spectateurs comment est née cette tradition américaine de purge annuelle (une fois par an, pendant 12 heures, les services de secours sont off et tout est permis, surtout de tuer).

Le film nous montre donc qu’avant d’être nationale, la fameuse purge a été une expérimentation « scientifique » menée par les Nouveaux Pères Fondateurs et des sociologues, sur les habitants de Staten Island, un île dans la baie de New-York. Des habitants qui vont subir bien malgré eux cette purge. Pas encore certain du succès de son invention (il y a des Américains qui manifestent déjà contre), le gouvernement propose aux habitants de les payer pour participer.

Et cette purge, qui est pourtant l’objet principal du film, a bien du mal à démarrer. Il va falloir attendre la deuxième moitié voire le dernier tiers du film pour qu’enfin ça pétarade, ça agresse, ça mitraille dans tous les sens, comme dans les précédents volets (qui se passent après en fait).  Car si tous les citoyens sont incités à purger,  ils ont finalement du mal à s’y mettre, si bien que les autorités vont tricher (on vous laisse découvrir comment) pour que cette expérience soit « réussie » et justifie ensuite l’instauration par la loi de la purge annuelle généralisée dans tous les USA.

Même si c’est un film d’horreur à la base, il n’empêche qu’ « American Nightmare 4 : Les Origines » nous force à réfléchir sur l’action politique, sa légitimité…

Dans ce film qui part, on peut le dire, un peu dans tous les sens, le malfrat du quartier va devenir un héros. Et, après les skins parties et les baby shower, place aux purge parties. On en avait encore jamais vu.

Aux manettes de ce long-métrage on retrouve le producteur Jason Blum et également Michael Bay, qui ont lancé le premier film. Mais, surprise : le réalisateur a changé. Exit James DeMonaco (il signe tout de même le scénario), place à Gerard McMurray derrière la caméra.

Si vous êtes curieux de savoir comment tout a commencé, ce « American Nightmare 4 : Les Origines » vous distraira. En revanche, la saga s’enlise et ce serait bien que les studios Blumhouse réfléchissent à de nouveaux projets, car à force d’étirer le concept dans tous les sens, on l’use au bout d’un moment. On espère qu’ « American Nightmare » n’ira pas jusqu’à 8 épisodes, comme « Saw« , à moins qu’un regain d’originalité donne un nouvel élan à la saga cinématographique…