©ALMO FILMS

Il aura fallu 3 ans de travail pour que ce long métrage documentaire prenne vie.
Le triple champion du monde de snowboard Mathieu Crépel et son meilleur ami Morgan Le Faucheur se sont lancés le pari fou de nous faire comprendre que réaliser ses rêves est d’une importance capitale pour tout le monde… Et ce n’est pas pour nous en déplaire : le pari est réussi et nous aussi on souhaite surfer ce « JAWS ».
Nous avons eu la chance de voir le long métrage en avant-première et  d’interviewer Mathieu Crépel.

La voix off du réalisateur Morgan Le Faucheur s’adresse directement à nous spectateur et nous explique quelques pistes du film… Pas de mots complexes, pas de formules longues et ennuyantes mais une invitation à les suivre dans l’aventure pour vivre une histoire dingue dans des grands espaces au fond de nos fauteuils… Un parcours adrénaliné façon ‘’SHAKA’’ ! Sur une déferlante ou dans la poudreuse ‘’SHAKA’’ au cœur du vertige.

© Mogran Le Faucheur

Mathieu Crépel, ex champion du monde de snowboard se lance le pari fou d’aller surfer « JAWS » à Hawaï.
« JAWS » c’est la vague la plus puissante du monde, c’est le graal absolu pour tous les surfeurs. Tous veulent la surfer, pour certains le rêve devient une réalité pour d’autres le rêve se transforme en un cauchemar… C’est une vague qui fait fantasmer mais  malheureusement aussi celle qui fait le plus de morts dans le monde du surf…

Pour Mathieu Crépel, le snowboard et le surf sont des sports très importants. Ce sont bien plus que des passions, ce sont les fils conducteur de sa vie et de sa longue et belle carrière. Grâce à son sponsor, (la marque QUICKSILVER)  et la société de productions ALMO Films, Mathieu a pu se lancer ce défi, fou et dangereux.

Le film est découpé en plusieurs parties : une partie documentaire une partie intimiste et une partie feel good movie. Bien au chaud et au sec dans notre siège, on apprend, on comprend et on frisonne.
On comprend bien les similitudes entre les deux sports, ils se complètent de par les styles, les états d’esprits, les sensations et les appréhensions.  
Le film SHAKA nous démontre qu’au-delà des exploits sportifs il y a l’humain, la réflexion sur la vie et la mort, le dépassement de soi, le côté grisant de l’éternel désir de repousser ses limites toujours plus loin.

Durant plus d’une heure vingt nous sommes les compagnons de route et de doute de Mathieu. Il est devenu -et on le comprend extrêmement bien dans le film- l’un des rares athlètes à réussir et à exceller dans les deux disciplines. 
Mathieu Crépel est entouré dans ce voyage par les plus grandes légendes du monde du surf et du snowboard (Eddie et Koa Rothman, Guillaume Nery, Kepa Acero, Gerry Lopez, Victor Daviet, Nathan Fletcher…) dans des décors époustouflants et majestueux, Hawaï, l’Oregon, le sud-est et le sud-ouest de la France.

SHAKA nous raconte l’histoire fabuleuse d’une personne qui ne lâche rien pour parvenir à son rêve. Mathieu a une connexion avec la nature et le sport ce sont les moteurs de sa vie, il incarne l’idée que baisser les bras n’est pas une solution envisageable. Il faut explorer, sortir de sa zone de confort et aller toujours de l’avant.

RENCONTRE  AVEC MATHIEU CREPEL

Qu’est-ce que ce long métrage représente pour vous ? Y a-t-il une part de vous ?

Dans ce film il y a une grosse part de moi parce que c’est un projet auquel  j’ai commencé à réfléchir il y a près de deux ans et demi.
Deux ans et demi de ma vie pour arriver à ça. D’un côté il y a le défi physique et sportif que je me lançais mais aussi le défi de réussir à faire un film qui me ressemble dans lequel je mette une bonne partie de moi.
Ce n’est pas un biopic, je n’avais pas envie parler de ma vie ni de ma carrière. Le film retrace deux ans de ma vie vers un challenge un peu particulier et surtout faire quelque chose qui me corresponde dans le sens où je voulais mettre en lien mes deux passions la montagne et l’océan, pour le snowboard et pour le surf. Et j’avais envie de faire ce film avec mon meilleur ami, Morgan Le  Faucheur qui a sa boîte de production cinématographique depuis  7 ans maintenant et on avait envie de faire ce film ensemble. Et donc oui la part de moi elle est énorme parce que on a été tous les deux depuis le premier jour à faire ce projet, à tout organiser dans le montage, dans le choix de la musique… Donc oui il y a une grosse partie de moi dedans.

Cela n’a pas été trop dur de trouver des financements pour réaliser ce projet surtout sur des sujets qui sont bien précis ?

C’est toujours la partie la plus difficile. C’est la partie qui moi me plaît le moins, c’est la partie un peu business mais on doit passer par là. Donc au début quand on a une idée comme celle-là il faut réussir à  la transmettre et à embarquer des gens dans notre aventure, leur faire comprendre ce que ça va être, les impliquer et puis trouver des financements. Et la plupart des financements que l’on a trouvés ça s’est fait et ça s’est déclenché au fur et à mesure du tournage  et c’est ça aussi qui est compliqué. Au début il faut une mise de départ qui nous permet d’entamer les premiers tournages. Et une fois qu’on commence les tournages et qu’on a des images et bien il y a d’autres partenaires qui viennent se mettre dans les négociations et elles peuvent parfois prendre un peu de temps. Et donc j’ai eu la chance d’avoir mes partenaires et notamment la marque QUICKSILVER  qui est le partenaire principal du film. Grâce à eux nous avons pu débuter et ensuite il y a d’autres partenaires qui sont arrivés. Et puis maintenant nous sommes partis, nous avons fait un premier début de tournée pour présenter le film, nous avons fait environ 20 dates. A la suite de cela nous allons arrêter les projections et entamer les discussions pour la distribution.  Le but c’est que le film soit vu le plus  possible et le vendre à des plateformes de VOD. Donc là c’est la partie  business qui reprend et elle n’est vraiment pas évidente, c’est vraiment spécifique donc là on et en train de voir pour s’associer avec ces plateformes-là.

Le film a été présenté au cinéma LE GRAND REX à Paris : est-ce que c’était une sorte de rêve d’enfant qui s’est réalisé ?

Alors d’enfant je ne sais pas. Mais en tout cas c’était un rêve… Ou alors un rêve inavoué. Il y a eu beaucoup de grands et beaux films présentés là-bas comme ceux de Candide Thovex… Et c’est vrai que je n’avais pas eu l’occasion d’aller voir un film là-bas. Je connaissais évidemment la salle j’avais vu des photos mais je n’ai pas voulu aller voir avant de présenter le film. Et c’est vrai que nous avons eu un gros stress car c’est une grande salle de 1300 personnes qu’il faut remplir.  On avait fait 10 dates avant Paris, en Allemagne en Autriche en Suisse et on avait été sold-out partout et toute les salles étaient pleines et on se disait qu’il fallait que Paris soit plein aussi et ça a été une grande réussite. Je n’imaginais pas que ça puisse l’être à ce point-là. Donc oui c’était un peu un rêve quelque part de présenter un truc. Ça fait bizarre de se retrouver là le soir en arrivant tout éteint et avec l’affiche sur les grands panneaux à l’entrée avec mon nom. C’était quand même assez particulier.

Jean Luc Godard disait « Avec le cinéma on parle de tout on arrive à tout » Est-il possible de dire qu’avec ce film vous allez faire connaître ces sports à un plus grand public ?

C’est exactement l’idée qu’on avait. Moi je fais du surf et du snowboard, ce sont mes passions j’adore ça et j’adore le partager et pour le partager avec le plus grand nombre il faut s’ouvrir un petit peu. Alors c’est vrai que ce sont des sports qui ont des codes très particuliers et qui ont des communautés assez fortes. Mais l’idée c’est de pouvoir justement à travers des messages un petit peu plus généralistes et bien faire découvrir que ces sports-là ont des valeurs importantes que tout le monde peut retrouver. Et l’idée du film c’était de se dire que même quelqu’un qui n’est pas pratiquant de surf ou de snowboard, qui connaît un peu mais qui n’est pas très passionné et bien il va se retrouver emporté et transporté avec nous dans une aventure et au travers le partage d’expériences que l’on a pu faire avec tous les protagonistes qui interviennent dans le film. C’était vraiment l’idée de base, faire un film qui respecte les codes spécifiques de nos sports et qui puisse permettre aux gens plutôt novices de s’embarquer dans le truc et d’aimer. Et pour l’instant tous les retours que l’on a sont positifs. Je ne sais si l’on peut arriver à tout mais nous notre objectif c’est ça et pour l’instant on a l’impression qu’il est rempli.

© Morgan Le Faucheur

« SHAKA » Que signifie ce mot ?

Shaka c’est le signe que tout le monde fait avec le pouce et le petit doigt levé et la main recroquevillée et c’est une marque. Comme tout documentaire le film que l’on peut faire n’est pas tout scénarisé et en fait il y a une grosse partie du film qui est à Hawaï. Là-bas ce signe est une marque de respect et c’est le signe qui représente le mieux notre communauté. On peut être à  l’autre bout du monde, si l’on croise quelqu’un et qu’on lui fait ce petit signe on sait déjà que l’on a un petit quelque chose en commun. C’est un signe qui a été très galvaudé par des chanteurs, des footballeurs et nous on avait envie de remettre un peu le truc dans son contexte original que c’est une marque de respect à Hawaï entre les Hawaïens.

Un grand merci à Mathieu Crépel pour sa gentillesse et sa disponibilité. 

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