Lors des Transmusicales 2016, nous avons pu rencontrer le jeune duo Colorado composé de Martin et Charles. A 18 et 19 ans, ces deux amateurs de l’époque « eighties » et ses synthétiseurs, mettent leur passion en musique. Rencontre. 

« Colorado » c’est en hommage aux Etats-Unis ?

Non, en fait c’est purement esthétique, on aimait bien cette sonorité… Au début, on voulait s’appeler Sahara !

Jean-Louis Brossard, directeur de la programmation musicale des TransMusicales, vous a programmé pour l’édition 2016. Comment ça s’est passé ?

Nous étions à la soirée Label Charrues mais il manquait un groupe. Du coup, on y a joué. A la fin, il est venu nous voir dans les loges pour nous dire « vous allez jouer aux Trans ! ». On était vraiment contents… On n’avait jamais imaginé ça !

Et donc vous avez pu performer devant 4000 personnes dans un des grands hall du Parc Expo à Rennes…Comment vous vous y êtes préparé ? Tout s’est bien passé ?

On a pu avoir une résidence à l’UBU accompagné par un ingénieur son pour que l’on s’entraîne quelques jours avant. On avait tout le matériel sur place, c’était très pratique ! C’est le plus gros concert qu’on a jamais fait ! On a pu se lâcher comme jamais. En fait dans ces moments-là tu te sens emporté… Il y a tellement d’adrénaline !

Vous avez arrêté vos études pour vous consacrer à la musique… Vous n’avez pas eu peur de prendre cette décision ?

On y a pas réfléchi. On a juste commencé à faire la musique qu’on aime et en suite on a vu que notre emploi du temps d’étudiants ne correspondait pas. On était inscrits à une fac de musicologie : on y est allé quelques mois mais c’est vite devenu compliqué. On ne pouvait plus être présents, car on faisait les premières parties d’Hyphen Hyphen donc on avait plus le temps. On est jeunes donc si plus tard on le souhaite, on pourra reprendre nos études.

Colorado

En vous regardant et en vous écoutant, vous faites très « années 80″… Pourquoi cette époque alors que vous ne l’avez pas connue ?

Nous aimons beaucoup les sonorités de cette période-là ! On essaye de faire de l’éléctro moderne avec des outils des années 80. Donc on base notre musique sur le old-school mélangé à la modernité.

Vos clips sont signés Marc Mifune. Le dernier en date est « Cellphone »… Vous lui avez laissé carte blanche ?

Vu qu’on le connaît bien, on se laisse porter. On en parle en amont et après on lui fait confiance sur ses plans. Il est très talentueux : à chaque fois qu’on tourne avec lui, ça dure une journée et deux jours plus tard il nous envoie le clip !

Sur cette vidéo il y a un vrai contraste entre ce que vous faites ressentir et ce qu’on entend… On dirait deux rappeurs ! C’est voulu ?

Oui ça nous faisait rire d’avoir les codes du rap à l’image alors qu’on fait de l’électro ! Il faut juste ne pas le prendre au premier degré.

Vous sortez votre EP « Mindset » le 9 décembre… C’est quoi la première chose que vous allez faire ?

On a hâte des premiers retours ! On ira lire les ressentis sur les réseaux sociaux.

Pour finir, décrivez-vous avec des smileys :

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